Wednesday, November 29, 2006

Bibil est au Times
Hé oui! Enfin pas tout à fait au Times, je suis plutôt au Times online, ce n'est pas dans le même bâtiment mais ce sera quand même pareil sur mon CV.
Aaah les stages, le bureau qui change tous les jours en fonction de ceux qui sont absents, les journalistes débordés qui arrivent tous en même temps à la fois, pour demander les trucs qu'on a le moins envie de faire... Aaah les newsroom, ce constant brouhaha, cette odeur particulière de thé et de café bien serré, et de papier qui sort de l'imprimante. Le stress palpable dans l'air, la deadline qui approche, presque visible. Cela m'avait manqué, d'une certaine façon.
Ce que je ne m'attendais pas à trouver, c'est ceci:
<-- Voici la porte des WC pour dames. Au cas où vous vous poseriez des questions (et c'est normal), je partage les WC avec la pièce voisine, the online Sun. On doit passer une newsroom où il y a des photos de femmes nues un peu partout, c'est assez cliché mais c'est véridique.
Que dire de plus? Je suis complètement épuisée, il fallait s'y attendre. Je pense que ce qui m'épuise le plus c'est de m'y retrouver dans cet énorme labyrinthe sans aucun panneau indicateur.
"C'est fait exprès", m'a dit une des journalistes. "Pendant la guerre, et après pendant la guerre froide, les journalistes avaient peur que des espions viennent faire du repérage. Ils se sont arrangés pour que le visiteur ne retrouve pas son chemin". Et bien le but est accompli! D'ailleurs je pense que les journalistes eux-mêmes ne s'y retrouvent pas non plus, mais soit...
La bonne nouvelle, c'est que le café est bon, et pour preuve: c'est du café Starbucks. -->
Et les muffins sont au prix record de 64p! Voici qui n'est pas bon pour ma ligne, étant donné que je passe la journée assise devant un ordinateur, n'ayant définitivement plus le temps de faire du sport...
Allez la suite au prochain épisode. Un peu de patience, ce sera bientôt le lancement de Voice of a City, et qui sait, j'aurai peut-être l'occasion d'écrire un truc dans les jours qui suivent? (Aaah l'espoir que c'est beau)
En tous cas une chose est sûre: je suis bien fatiguée et il se fait tard.
Rhaaaa je suis en retard dans mes essays! Stress!

Sunday, November 26, 2006

Contre la montre

Connaissez-vous cette devinette machiste:
Comment réparer la montre d'une femme?
La réponse: pourquoi la faire réparer, l'heure est écrite sur le four.
Et bien, pour moi, l'heure est écrite sur l'ordinateur. Ma vie est réglée comme une horloge, en heures, en minutes, en secondes. Déjà un quart d'heure de passé, déjà une heure... Je suis sur msn en mode Busy mais j'envoie bouler mes interlocuteurs dès que la conversation dépasse deux minutes. J'écoute des chansons mais je les arrête que la minute trente est dépassée... Parce que c'est ça de pris sur mes heures de sommeil.
Trop de travail. Je pense que j'ai atteint ma capacité maximum. En cinq jours, j'ai lu ce beau petit tas de feuilles que vous voyez et j'en ai pondu un essay de 3000 mots. En continuant à aller aux cours.
Pauvre Eliana qui est venue me rendre visite pendant deux semaines! Tout ce que j'ai pu lui proposer, c'était que je déménage dans la study room pendant qu'elle dormait. Allez, encore une page de lue, encore un paragraphe écrit... Petit à petit, lentement, pendant que la montre tourne. Je voudrais écrire un peu sur ce blog pour me détendre mais toute mon énergie est aspirée par l'écran de mon ordinateur. Il me faut du temps.
Si je pouvais comme par magie remonter l'horloge...
Mais je tiens en me disant que je n'ai plus que deux semaines à tenir à ce rythme.
PS: Je commence demain mon stage au Times. Et Voice of a City sera officiellement lancé la semaine prochaine. Je vous tiendrai informés.

Friday, November 24, 2006

J'ai reçu une lettre!Qu'est-ce qui commence par e, se termine par e, et qui n'a qu'une seule lettre? Une enveloppe pardi! Pas besoin de savoir qui m'a envoyé celle-ci, cela saute aux yeux...
Cette lettre, j'ai dû la négocier contre un resto indien, mais cela en valait la peine: elle était remplie de petits coeurs et de petits dessins, cela m'a bien fait rire.Ca a bien fait rire mes flatmates aussi, puisqu'ils apportent tout le courrier sur la table de la cuisine et que tout le monde a bien pu admirer le kitsch de l'enveloppe d'Alice, qui avait signé, "Femme, porte mon sac".
Merci Alice!

Wednesday, November 22, 2006

Les copains d'abord
Samedi soir, chez moi, aux alentours de minuit. Un feu allumé quelques heures auparavant s'éteint doucement. Catherine et moi sommes assises dos à la cheminée, la chaleur des cendres nous réchauffant un peu. Seb est assis dans un fauteuil voisin, et en face de moi, Strepy et Manu dans un canapé pour quatre. Charles, très à son aise, s'enfonce progressivenent dans son fauteuil, jusqu'à ce que son bassin en dépasse et que sa tête descende en dessous des accoudoirs. Diane, Amaury, Mathilde et Sophie sont déjà partis, mais ce soir, presque tout-le-monde était là. Gaëlle, Alexis et Charlotte n'étaient pas à Bruxelles, et Gatien décuvait péniblement chez lui.
<-- Joyeux anniversaire Manu!
C'est mon groupe d'amis de toujours. Quand je suis en Belgique, peu importe le nombre d'heures que j'ai devant moi, j'essaie de les revoir. Ce sont mes amis d'université, de vacances et des soirées étudiantes. Ceux qui étaient là depuis le début, à travers les bons comme les mauvais moments. Ce sont ceux que je connais tellement bien que je pourrais prédire leurs paroles avant qu'ils ne parlent.
Comme cela lui arrive deux ou trois fois l'an, Seb avait un rhume. "Un rhuBe", sniff, "c'est parce que je suis allé voir ArBiD". Sa bouteille de Vibrocil est toujours à portée de main; elle est sortie à plusieurs occasions, jusqu'à ce que Seb la laisse tomber au sol.
"Tu t'imagines", réplique alors Strepy, "Sans cette bouteille de Vibrocil, nous ne nous serions jamais rencontrés". Il explique. Première année de droit, premières semaines, un des premiers cours dans les auditoires géants de Saint-Louis. Seb s'était assis derrière Strep; à l'époque, on les appellait encore tous les deux Sébastien, mais la bouteille de Vibrocil était déjà là. Comme ce soir, elle tombe des mains de Seb, elle roule aux pieds de Strep, qui la ramasse, et c'est comme ça qu'ils se sont rencontrés.
Et moi, je ne connaissais que mes amies de secondaire, Diane, Charlotte et Sophie.
Puis Strep a rencontré Diane à un examen, moi-même j'ai rencontré Strep dans son kot, et puis finalement nous sommes tous partis aux sports d'hiver.
Et c'est là, à la sortie du téléphérique des Arcs, que j'ai rencontré Charles et Manu. C'est aussi dans un auditoire, je crois, que Strep a rencontré Manu. Charles, Strep le connaissait par Seb, qui lui-même le connaissait de ses années de secondaire. "Enchantée, je suis Sybille, c'est moi qui vous ai invités". "Ah c'est bien", a répondu Charles, "comme ça on voit au moins qui tu es". Le bon temps où les choses étaient aussi simples que ça!
Il y a eu d'autres vacances, d'autres amis. J'ai amené Gaelle de mon cours d'Histoire, et elle a amené Alexis, ils étaient déjà ensemble depuis un ou deux ans à l'époque. Diane a amené Amaury, difficile de s'imaginer qu'il fut un temps où ces deux là ne se connaissaient pas. Amaury a amené Gatien, qui s'est présenté habillé en peignoir, venant de se raser au volant de sa voiture. Je n'ai vraiment connu Cath que plus tard, mais il parait que c'est Manu qui l'avait rencontrée en premier dans la file du secrétariat de droit. Et Mathilde, je ne me souviens même plus comment je l'ai rencontrée. Cela ne fait que quelques années, mais j'ai l'impression de tous les connaître depuis si longtemps!
Et maintenant les études sont finies, ils travaillent presque tous. Les conversations qui s'étaient pendant si longtemps focalisées sur Delpérée ou sur les ragots de l'auditoire de droit, sont devenues: "Tu as combien d'heures/semaines?" "Combien de jours de vacances?". Certains se fiancent, d'autres vivent ensemble, commencent une famille. Même Strepy, qui naguère me cuisinait son omelette au camembert en imitant Paola, vient d'investir dans une voiture où l'on peut ajouter un siège enfant. -->
Et d'un côté, cela me fait mal d'être loin d'eux, de ne pas les voir vivre et changer. Mais je les connais tellement bien...
Questionnaire
Allez un petit questionnaire comme on les aime tous!
Si l'envie vous prend de le compléter aussi, vous pouvez toujours me l'envoyer par email, j'aime bien...
1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :
"It involves not only the general mental and moral attitude resulting from this belief" (hé oui elle est fun ma vie)
2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?
Mmmm 10h30?
3) Vérifiez :
QUOI déjà 10h46!
4) Que portez-vous ?
Je suis encore en pyjama, j'ai mis mes pantoufles et un polar, et je suis entourée de ma couette. Super sex.
5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Je lisais mes cours dans mon lit. Super sex aussi.
6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ?
Les voitures dans la rue, mon frigo qui s'emballe.
7) Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu’avez-vous fait ?
C'est triste à dire, mais j'étais à la bibliothèque, et je m'en suis fait déloger par une alarme incendie. Et puis après le repas, disons vers 23h, je suis descendue avec mon flatmate à la study room, bien qu'on ne peut pas vraiment appeler ça "sortir" puisque c'était toujours dans le même bâtiment.
8) Avez-vous rêvé cette nuit ?
Oui! C'était un cool rêve, je devais goûter des mini-pâtisseries, avec des croissants au chocolat on ne peut plus fabuleux. Et ça ne me faisait même pas grossir.
9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?
Hier soir, 1 heure du matin, avec mon flatmate dans la study room, avant de se faire fusiller du regard par les autres.
10) Qu’y a t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Plein de photos! Et un poster du monde sur lequel mes classmates ont tous signé.
11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Je n'ai besoin de rien, mis à part un nouvel ordi. Et puis je pourrais m'offrir un spa, un peu de shopping, quelques gardes du corps.
12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
The Inside Man, dimanche soir
13) Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?
Une chenille de taille humaine sur le sol de ma chambre... Mais c'était Eliana dans son sac de couchage.
14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Ca devient long.
15) Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore :
Je cuisine mes brocolis au micro-onde pour gagner du temps. C'est pas très bon.
16) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était une fille ?
Tout ce que je sais, c'est que ce ne sera pas un prénom trop commun! Et que ce sera un prénom français, sauf si le père n'est pas francophone, mais ça seulement le futur me le dira.
17) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était un garçon ?
Je n'y ai pas encore pensé. (Voici qui devrait rassurer ma mère un petit peu)
18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l’étranger ?
Oui, mais là ça fait déjà un an et demi et j'ai vachement envie de rentrer...
19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
Je ne crois pas qu'il y ai un paradis. Mais enfin, une ovation, ce serait pas mal.
20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
Mon rythme de travail. Ou alors, pouvoir manger tout ce que je veux sans grossir.
21) Aimez-vous danser ?
Non, pas tellement.
22) Georges Bush ? Bof.
23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
J'ai pas la télévision! Mon Dieu, j'ai l'impression d'être un cas... Mais si j'avais la télé je regarderais en boucle toutes les séries qui passent.
24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Strepy, définitivement. Et il y en a plein qui devraient en commencer un.
Promis je vais bientôt écrire sur mon séjour en Belgique... Mais là je suis un peu occupée.

Sunday, November 19, 2006

Home Sweet Home!
Voici ma première photo de Belgique: je rentre chez moi par l'avenue de Tervueren. J'aime particulièrement cette rue, on a l'impression que la route a été jetée au milieu de la forêt. Des arbres, des feuilles, de la terre à perdre de vue, quelques piétons, des cyclistes, des chiens. La dernière fois que je l'avais traversée, c'était au coeur de l'été, les feuilles étaient vertes presque fluo. Ce sont des couleurs vibrantes, orange et or, qui y ont succédé. "Elle est très monocouleur, cette forêt", m'a dit Bernadette. Et Nicholas de répondre: "On dit monochrome". Cette vue m'avait tellement manquée à Londres, où les rares arbres qu'on y voit n'ont déjà plus de feuilles, et sortent difficilement du béton de la route.
Vous ne pouvez même pas vous imaginer le bien que cela m'a fait. La joie de retrouver de vieilles habitudes, de revoir des endroits familiers, de retrouver sa famille et ses amis de toujours.
Home Sweet Home... Rentrer chez soi et retrouver un peu de confort, pouvoir prendre un bain, allumer un feu, s'assoir dans un canapé. Rien que pour ça j'aurais fait le détour. C'était comme si je n'étais jamais partie.
Mon chien est toujours aussi ridicule:

Tuesday, November 14, 2006

Une note un peu plus light
Et alors, comme ça, vous vous plaignez de la longueur de mon post précédent? Vous vous imaginiez que vous alliez simplement voir des photos, lire une blague ou deux, et mauvaise surprise, vous vous retrouvez avec du Nietzsche?
Bon, je vais vous épargner un peu et aujourd'hui je vais vous écrire une note un peu plus light.
Je pourrais tout aussi bien vous citer quelques passages du chapitre suivant sur Heidegger.
Samedi passé, Emilie nous a fait une petite démonstration de son appareil photo ultra-professionnel. Il y a une fonction, que je surnomme la fonction "paparazzi", qui permet de canarder une cible et d'en prendre dix photos en cinq secondes. Robert-Guy et moi avons testé, en faisant de grandes grimaces aux sons de mooooouuuaarg huarg et autres gargarismes. Voici le lien.
Et puis puisqu'il faut que je passe la soirée face à mes bouquins (16h, le soleil est déjà couché, c'est déjà le soir), je me suis dit, autant le faire avec un minimum de confort:

Et j'ai enroulé ma couette autours de ma chaise.

Si vous n'avez pas lu mon post précédent, n'en retenez qu'une chose: je reviens en Belgique vendredi matin et c'est la fête.

Monday, November 13, 2006

De Nietzsche, de ma vie et de l'associabilité
Nietzsche proposes a sweeping historical "genealogy" of the origins of the tottering moral distinctions he claims are at the center of the Western and especially modern experience.
Lundi soir dans la bibliothèque. Cela fait à peu près une demie-heure que je suis sur la même et unique page d'un livre qui en fait 233. L'ordinateur est allumé mais sans raison particulière. Ca fait une présence. Geek attitude. Je regarde autour de moi, ces gens qui ont l'air d'avoir pris racine à leurs tables, s'usant les yeux sur des piles de livres. Personne ne se parle, personne ne se regarde. Concentrés, mot après mot, ligne après ligne. Qu'auraient-ils fait de leur lundi soir s'ils avaient eu le choix? Ils ont probablement passé le week-end au même endroit.
His central question, 'under what conditions did man devise the value judgements good and evil' is, he claims, best answered by a story of historical 'degeneration', the reaction of a large, but weak and powerless social group (the 'slavish'), eager to rewrite the terms of moral discourse in a way more favourable to their position and prostects.
Le week-end, aaah, le week-end! Vendredi, tea time avec Victoria et ses amis français, nous allons au "Papageno", un bar aux décors baroques de coulisses d'opéras. Nous commandons un earl grey et déballons en cachette des cookies achetés au préalable, espérant passer inaperçus, jusqu'à ce que le serveur nous apporte de petites assiettes d'un air dédaigneux. La suite de la soirée, je la continue à l'eau pétillante, par une soirée au pub entre filles de ma résidence.
Samedi après-midi, shopping avec Sandrine, j'achète une très jolie mini-jupe avec de grands carreaux à l'anglaise. Puis je retrouve mes cousins Robert-Guy et Emilie pour assister à un feu d'artifice et picoler une bouteille de vin à trois. Je me suis deubeul bookée pour la soirée, je cavale pour assister à une pendaison de crémaillère à East Finchley. Dans le métro, deux hommes et une fille, discutant allègrement de tout et de rien, me prennent dans leur conversation. "Where do you come from"? "Your English sounds Polish!" "Do you think my girlfriend looks undecent with that dress?" La crémaillère est pendue, sans lumière mais avec des centaines de bougies partout, et quelques chillies pour corser la soirée.
Je prends mon temps pour me rendre à un anniversaire du côté de Tower Bridge. Je descends un arrêt trop tôt, je marche seule le long de la Tamise, à regarder les lumières se refléter dans l'eau, et les mouettes raser les vagues. Chouette quartier pour un kot! Des maisons hautes d'une dizaine d'étages et vieilles d'une centaine d'années, reliées les unes aux autres par des ponts en bois. Je demande mon chemin au staff d'un restaurant italien qui discute sur le pas de la porte. Cacophonies de réponses. "The francese is lost!" mais dix minutes plus tard, je suis toujours là, à écouter un chauve me dire qu'il pense se faire boucler les cheveux.
J'arrive à destination. Personne n'entend quand je sonne à la porte, personne n'entend non plus quand je rentre, la musique est poussée à fond, accompagnée par la guitare d'un chinois. De temps à autre, un couple danse. Et déjà, c'est l'heure d'attraper le dernier métro.
Il fait froid, j'attends le bus sur London Bridge. Je vois Tower Bridge d'un côté, et l'entièreté de la ville de l'autre, scintillant déjà sous les lumières de Noël. Je retrouve le Londres que j'ai quitté l'année passée. Et je m'écroule sur mon lit, un sourire béat aux lèvres.

Nietzsche also believes, as a separate element in his account, that this whole project was doomed from the start, that, in order to succeed, it needed to tell a very different story than the true one about its origin and status, a story, he claims, that eventually could not withstand the imperatives of truthfulness and self-consciousness promoted by that very point of view.

Ce serait mentir de dire que je n'ai pas travaillé. J'ai en ce moment neuf livres sur la table, dont quatre déjà parcourus. Ma vie sociale se résume à cette étincelle du samedi. Le reste du temps, je suis entourée d'associaux. Dimanche soir, notre tentative d'organiser un restaurant est tombée à l'eau parce que les participants n'ont pu décoller des essays. Un à un, ils se désistaient, ils avaient travaillé toute la journée mais ne pouvaient pas se libérer malgré tout. The London School of Geekonomics, on appelle mon université. Tout s'y étudie. Rien ne s'y passe.

For Nietzsche is not only interested in showing that such a moral ideal would have been attractive to people in such a powerless situation, and that they would have found it difficult to admit that so much of their attraction to such an ideal was based on resentment, fear, envy, and even self-hatred.

J'ai envie de revoir mes amis. J'ai envie de retrouver mon ancienne vie où les gens se parlaient encore entre eux. Je me promène parmi des rues comme sculptées dans de la pierre, glorieuses et fières comme l'était Londres dans son histoire. Tout ce que je veux, ce sont des espaces verts, ces petites rues sans prétention où l'on peut voir un peu de gazon. Je me promène sous de fantastiques illuminations de saison, et j'ai envie des petits marchés de Noël bruxellois. Je suis à Londres, mais j'ai envie de Belgique. Je n'ai jamais connu aussi fort ce sentiment d'appartenance, cette force qui me pousse à retrouver mes racines. Je n'en peux plus d'être ici.
Alors. (si vous avez décroché c'est ici qu'il faut reprendre)
J'ai craqué.
Et je reviens en Belgique ce week-end!
Préparez vos cornets de frites et vos chopes de bière.
Extraits: Pippin (Robert B.), Modernism as a philosophical problem, 2nd edition, Blackwell, 1999, p.92.

Sunday, November 12, 2006

Le week-end de Papa et Maman Bibil à Londres
J'ai eu l'honneur de recevoir la visite de mes parents le week-end passé.
Cela faisait à peu près deux mois qu'ils ne m'avaient plus vue, raison suffisante pour que les larmes montent aux yeux de Maman en sortant de l'Eurostar. On aurait dit qu'elle m'avait crue morte. Que d'émotion croyez-moi.
Et bien, c'était très différent de la visite de mes soeurs. Tout d'abord parce qu'aux lieux de larmes, Alice m'avait accueillie d'un bon "Femme! Porte mon sac".
<-- Et aussi parce qu'il y a eu ce fabuleux tea-time à Fortum and Mason (regardez moi cette clotte de beurre, j'en bave). Et tellement plus de musées, et tellement moins de fêtes étudiantes.

Au moins je ne peux pas me plaindre de n'avoir pas bien mangé! Tous les restos hors-budget que je n'osais pas faire y sont passés. J'ai dégusté un English breakfast sans précédent à l'hotel - et un buffet de sushis très abondant.
Papa a beaucoup filmé, surtout autour des Houses of Parliament -->

<-- Et sur l'insistance de Maman, arrêt obligatoire au Starbucks que j'ai, paraît-il, transformé en une vraie légende sur mon blog.
Ma culture s'est également rehaussée d'une très bonne expo sur Velazquez à la National Gallery, et d'une expo sur Holbein au Tate Britain.
Et puis je me devais aussi d' emmener mes paternels faire un tour bien touristique sur le bateau-mouche de la Tamise -->
Tout plein de romantisme, au coucher du soleil!
Ainsi qu'un tour sur le London Eye, alors même qu'éclataient de partout les feux d'artifice de Guy Fawkes. Superbe superbe. Vous pouvez voir tout ça sur mon compte Flickr.

La conclusion? Ils sont venus, ils ont vu, ils sont repus, et ils reviendront. Enfin, pas tout de suite, sivouplé.

Saturday, November 11, 2006

Bibil fait sécher ses chaussettes Je fais ce que je peux, hein!
Répétez tous après moi, "les chaussettes de l'archiduchesse sont-elles sèches..."

Friday, November 10, 2006

La corde aux jours impairs
Pour un peu changer de parler de moi tout le temps, je m'en vais vous prouver que je sais aussi parler des autres et je m'en vais vous recommander le dernier livre que j'ai lu. "La Corde aux Jours Impairs" d'un de mes amis dont je ne vais citer que le nom de plume, Thomas Taddeus.
(Indice, c'est le seul écrivain que je connaisse dans la vie réelle)
La Corde, c'est le nom donné à l'assassin, qui pend ses victimes aux jours impairs. Un jour, un cadavre; et le lendemain, se demander qui sera le prochain. Savoir qui, savoir quand, savoir comment, et ne rien savoir éviter.
Vous l'aurez compris, il s'agit d'un roman policier, mais allant complètement à contresens de tout ce que vous avez lu auparavant. Ce n'est pas l'intrigue que l'on en retient, mais bien les personnages. De hauts responsables imbus d'eux-mêmes mais en réalité incapables de rien; un écrivain de polards perdu dans son imagination débridée; un journaliste véreux cherchant le scandale partout; un médecin légiste faisant des blagues macabres; des services secrets embusqués derrière les buissons, et des policiers de province ne pensant qu'à jouer à la belote. Dans tout cet imbroglio de personnages grotesques, les seuls à posséder un peu d'humanité sont l'inspecteur... et l'assassin.
Drôle, prenant et surprenant.
Tenez, voici même un lien au cas où ça vous dirait de le commander.

Thursday, November 09, 2006

Graduated!MA Journalism International, with Distinction... Sybil Wegowte!
C'est ainsi que j'ai été proclamée dans cette éphémère instant de célébrité, d'une durée de quelques secondes à peine, où embarrassée d'une toge de la taille d'une nappe et d'un chapeau répondant aux lois de la gravité, je me suis avancée sur le podium pour serrer la main d'un type avec un chapeau médiéval encore plus ridicule que le mien.
Et voilà, c'était fait. J'étais officiellement diplômée.
Maman pleurait de fierté.

Et moi je trouvais ça plutôt cool, je me serais crue dans un film américain et j'ai revu tous mes amis de l'année passée.

Et on a aussi pris des photos. Pleeeein de photos. Armés de notre chapeau losange à floche et d'un diplôme qui n'est même pas officiel, le tout dans un fond de fougères folles.
<-- Les "graduates anonymous". Il fallait réussi à se cacher derrière son chapeau mais il n'y a que Kanako qui y ait réussi.
On a bien arrosé tout ça et on a mélangé toutes sortes de nourritures différentes, ce qui a donné un bien triste résultat la nuit venue, mais c'est une autre histoire.
Allez, je m'en retourne travailler à l'obtention d'un autre diplôme.

Tuesday, November 07, 2006

Je suis malaaaaadeu...
... Complètement malaaaaadeu!
Je sais que vous attendez tous des nouvelles et des photos de ce fabuleux week-end où je suis officiellement devenue diplômée d'un MA en Journalisme (héhéhé). Mais une infortunée combinaison de bouffe japonaise, de spicy nachos, de cidre et de gateau au chocolat a eu raison de mon foie et là, je suis malade comme je ne l'ai jamais été.
Quelle torture.
Je n'en ai pas dormi de la nuit, mis à part une petite demie-heure sur le siège de mes toilettes.
Alors voilà, le récit de ce week-end, ça attendra. Bisous à tous.

Sunday, November 05, 2006

Bonfire night

"Remember, remember the fifth of November,

Gunpowder treason and plot.

We see no reason

Why gunpowder treason

Should ever be forgot!"


Ouaaaais, c'est Bonfire night! Célébrons, festoyons et buvons à l'échec du complot de Guy Fawkes...
Bonfire night 19
Pour ma part, j'ai célébré comme quelques milliers d'Anglais et je suis allée voir le feu d'artifice de Clapham Common vendredi soir. Et puis comme quelques milliers d'Anglais, j'ai bu des centaines de pintes de bière jusqu'à pas d'heures... (23h30, en réalité, parce que je ne voulais pas rater le dernier tube, et en fait de pintes, je me suis contentée d'eau, mais dans ma tête j'ai quand même célébré ça comme les vrais).
Bonfire night 10
Le feu d'artifice a duré 20 minutes, sur les mélodies gracieuses des valses viennoises et sur les sons un peu plus héroïques de Star Wars (ou du Seigneur des Anneaux?). Je me suis pris quelques milliers de photons dans les yeux et au moins autant de décibels dans les oreilles. Notre fête nationale, à côté de ça, ça vaut pas grand chose... J'ai pris tellement de photos que je vous envoie simplement un lien, à vous de choisir ce que vous voulez voir.Bonfire night 20

Wednesday, November 01, 2006

Ouais c'est mes soeursElles sont venues à Londres et on a fait plein de trucs. Une comédie musicale, un tour sur un bus amphibie, une balade de Jack l'Eventreur, Madame Tussauds, et balade dans tous les quartiers de Londres et à Hyde Park. Un brin de shopping à Covent Garden, Oxford Street et Harrods, et plus traditionnellement à Borough market. On a mangé Chinois, British, Français et Indien. On a fait la National Gallery et le British Museum. On a bu un verre avec Diane et Amaury, on a bu du vin dans une cave éclairée aux chandelles, on s'est rendu à une fête d'Halloween de mes halls of residence, etc. etc. Mais on n'est allées qu'une seule fois au Starbucks.
Alors voilà je vais vous mettre quelques photos parce que bon, elles sont cool. Il y en a plus sur mon compte Flickr (pour changer).
Plongeant dans la Tamise, devant le Millenium Bridge
Un brownie qui me fait encore baver quand je le vois:
Attention, derrière toi, c'est affreux!
Hulk! @ Madame Tussaud Les nouveaux couples princiers
Couples princiers @ Madame Tussaud Et pour le reste, je laisse intentionellement un voile de mystère, voire un chouia de suspense. En fait j'ai trop la flemme pour tout raconter. Eliane, Alice, il faut prendre le relais.