Thursday, September 28, 2006

Serrons-nous la main!
Bonjour, écrit en 19 langues différentes... On a dû me prendre pour une folle, ou pour une fille qui avait un truc à vendre, parce que je suis passée de groupe en groupe en demandant aux gens quelle était leur langue maternelle. J'aurais dû parier un truc, genre, des bières ou des muffins de chez Starbucks.Allez, je vais être sympa, un cadeau kitsch à qui sait me reconnaître au moins dix langues.
Remarquez la quasi inexistance de ma ligne de vie, ça vous panique pas?

Tuesday, September 26, 2006

Avant que je ne les accroche...
Voici quelques dessous de verres (soupoc, il paraît que ça s'appelle), souvenirs de sympathiques soirées entre amis.
A Cologne, pendant la coupe du monde:Au Coach (comme c'est original):
A Sarreyer, près de Verbier:
A la Terrasse, avant de partir pour Londres:Je vous avais prévenus, qu'ils allaient se trouver sur mon blog! Bonne journée à tous.
C'est toi qui connais!
"D'où viens-tu?" est la question qui suit la demande de mon prénom. Je viens de Belgique. Certains me demandent où c'est. D'autres me disent qu'ils y sont déjà allés. D'autres encore me répondent, cela tombe bien, je voulais avoir l'opinion d'un Belge sur ta politique extérieure. Pour n'importe quel étranger, je suis supposée être devenue une experte en mon pays, en connaître les moindres détails touristiques, économiques, politiques et culinaires. "Qu'est-ce qu'il faut visiter en Belgique?" "Comment décrirais-tu l'histoire belge?" "Est-ce facile d'être un si petit pays dans l'Union Européenne?" Je dois bien dire que souvent, les étrangers connaissent mieux mon pays que moi-même.

Et après qu'ils m'aient posé ces questions, je fais exactement la même chose pour eux. Ma flatmate américaine se fait carrément aborder dans la rue par des étrangers. Les gens lui posent des questions sur Bush, sur la guerre en Irak, ils désapprouvent ou demandent son opinion. Parfois, ils cherchent aussi la provocation. Pour moi, heureusement, cela se limite aux institutions européennes et à nos problèmes linguistiques.


Julie, Nina et moi devant le London Eye, avec en main, des boissons de Café Néro.
C'était déjà comme ça l'année passée, d'ailleurs, et avec le temps j'ai développé des réponses automatiques. Ce qui a changé, c'est que soudainement je me suis transformée en guide de Londres. Comme j'ai vécu ici un an et que les autres débarquent, souvent on me demande "amène-nous où tu veux", et moi je me dirige vers un resto ou un pub que je connais. Devant un bâtiment, je déclame le guide du Routard.
Et parfois, c'est "où habites-tu à Bruxelles?" Quand je dis Kraainem, on me répond "je vois très bien où c'est". Nina, ma colocataire, a habité Kraainem pendant six mois. J'ai aussi rencontré un Autrichien dont les parents habitent Tervuren. "A quel niveau de Kraainem habites-tu? près du Carrrefour?" Non, je réponds, aux Quatre Bras, "alors tu es à la limite de Wezembeek", et ça me fait bizarre de parler de détails aussi locaux ici, alors qu'en Belgique, les gens voient à peine de quoi je parle.
Et sinon, Amaury est à Londres lui aussi, preuve en images.

Plus de photos sur mon compte Flickr.

Sunday, September 24, 2006

Londres, quand il ne pleut pas
Et voilà, il ne pisse plus la pluie sur la ville et tout reprend directement un ton positif.
Je suis allée hier à Borough market, à deux rues de chez moi.
Il y avait toutes sortes de choses à voir, dont ces citrouilles aux formes un peu bizarres, du pain, des fruits et légumes, des produits français (fromage, foie gras, vin), un étalage de bières belges, et j'en passe. Beaucoup d'ambiance, beaucoup de monde, beaucoup de francophones et surtout un peu de soleil.

D'ailleurs il y a tout plein de photos sur mon compte Flickr.

Nous avons aussi trouvé une échoppe de cocktails de fruits pressés. Je me suis laissée tenter par le suivant, bien que je n'avais rien bu la veille:
Et ça a donné un curieux mélange à trois couches:

Je fais une drôle de tête, mais c'est normal, je venais d'en boire une gorgée et ça arrachait bien!Je retiendrai pour les lendemains de fête. A côté de moi, ma flatmate Nina.

Le soir, rendez-vous à Angel avec les rescapés des départs de Septembre, c'est-à-dire, avec ceux de l'année passée qui étaient encore à Londres. Nous sommes allés au Living Room, qui est exactement comme celui de Belgique, même ambiance et même nourriture. On ne le dirait pas mais là je suis en train de boire un cocktail:

Ca s'appelle "Chocolate Wonka", il y a dedans un tas de trucs bien sucrés et bien caloriques, dont du butterscotch shnapps, du vanilla shnapps, du chocolat chaud, de la crême fraîche (aaah, du lait!) et des marshmallows. Délicieux, quoiqu'il aurait été plus dans le ton au milieu de l'hiver quand il fait bien froid et qu'il y a des décorations de Noël partout.

Il y avait même un chanteur et un pianiste. Ils chantaient des hits qui passent en boucle à la radio, en version jazz.
Et après, direction un petit bar sympa, "the Angelic" tout simplement, à cause de la station de métro, sans doute.



Comme quoi, il suffit de sortir un peu et de voir des amis pour faire s'en aller les coups de cafard.

Un peu plus d'information sur mon logement, pour ceux qui connaîtraient un peu Londres. J'habite à Great Dover Street, dans le quartier de Southwark, près de la station de métro Borough. "Le Sud de la Tamise! Mais je ne te parle plus!" s'est exclamé Amaury quand je lui ai dit, oubliant sans doute qu'au Sud de la Tamise, il y est né. J'ai une chambre pas si mal que ça, même si elle est plus petite que la précédente. J'ai ma propre salle de douche, connection internet, téléphone fixe et mini-frigo.

Friday, September 22, 2006

Londres, le retourC'est avec mes deux tonnes de valises habituelles que je suis repartie pour Londres... Encore une fois, pour me lancer dans l'inconnu, pour déballer mes affaires dans de nouveaux endroits, avec de nouveaux gens parlant une langue qui n'est pas la mienne. Ce n'est pas comme si je n'avais jamais fait ça avant, mais quand même, hier soir, dans cette chambre aux sons étrangers, je me sentais un peu seule. Surtout que cette fois-ci, le logement n'est pas terrible terrible. La chambre est bien, la cuisine aussi, mais le quartier... Nos voisins sont des logements sociaux, et à tous les coins de rue il y a des bandes de jeunes rebelles fumeurs de substances illicites. "We are in the doggy area" m'a dit d'emblée ma nouvelle flatmate. Le Harlem de Londres. Le genre d'endroit où il ne vaut mieux pas se perdre à minuit.
Enfin pour mettre fin au ton pessimiste de ce post, je peux vous révéler un scoop.
J'ai fait l'objet d'une technique d'approche ce soir.
Oui oui, ça vous étonne peut-être, mais c'est véridique. Je vais l'intituler: la technique de "la panne d'ordinateur".
En résumé: mon PC refusait obstinément de se connecter au réseau internet des halls of residence, et je commençais à m'énnerver, lorsqu'un mec, petit et peau à problèmes, me dit qu'il peut m'aider. Son look et sa gaucherie me fait conclure à l'ingénieur informaticien, et j'accepte avec reconnaissance, sans me douter que j'allais faire l'objet d'une technique un peu similaire à celle du billard ou de la carte: rapprochement, tentative de faire se toucher les mains, et j'en passe. Sauf qu'apparemment il n'était pas ingénieur et n'y connaissait rien, et finalement j'ai repris mon ordi et j'ai tout fait moi-même (ce dont je ne suis pas peu fière, je dois l'avouer). Mais c'était bien essayé quand même.
Enfin si jamais vous avez envie de m'envoyer des petits emails ou sms d'encouragement, c'est le moment, parce que ce n'est pas facile.

Thursday, September 21, 2006

Couples
A chaque fois qu'on va boire un verre entre amis, ça ne manque pas, il y a un couple dans la pièce. Ce soir nous étions à la Terrasse, et à côté de nous, c'était le grand amour: jeux de pieds sous la table, jeux de mains au dessus, bisous, déclarations enflammées. Certains ont trouvé le couple attendrissant. Moi, j'ai l'impression de voir des couples partout.
Mes amis et moi sommes à un moment charnière de notre vie. Notre dernière année d'études. C'est le moment où tout bascule, où nous devons chercher du travail, où soudainement nous ne sommes plus des étudiants, mais des adultes. Et soudain les gens arrêtent de s'amuser avec des relations frivoles. Ils cherchent de la stabilité. Ils cherchent à être un couple.
Les couples... Le sujet de conversation privilégié des célibataires. Les couples qui tiennent. Ceux qui vont rompre. Les démonstratifs. Les discrets. Les autosuffisants. Ceux qui vont bien ensemble. Ceux qui unissent les contraires. On prédit les mariages, alors que les fiançailles pleuvent à la pelle. Ah, l'obsession du couple! L'angoisse du célibataire! C'est tout ce que j'entends ces derniers temps: la peur des gens qui voient des paires et qui se voient seuls.
J'ai du mal à comprendre pourquoi. Nous avons 23 ans. C'est jeune. Nous avons la vie devant nous, tout à apprendre, tout à expérimenter. La liberté, c'est maintenant que nous l'avons, et tout ce que nous cherchons, c'est à se mettre la bague au doigt et la corde au cou.
Photographie: Kevin Schön pour stock.xchng

Wednesday, September 20, 2006

Bibil travaille pour Eurostar
Hé oui! Je n'ai pas voulu l'ébruiter plus tôt, mais mon blog a été repéré par Eurostar, qui me propose de participer à son nouveau projet: "Voice of a City". J'ai passé une deuxième sélection, et j'ai reçu une réponse positive aujourd'hui. Conclusion, dès octobre, vous me verrez blogger pour Eurostar.
Le principe de "Voice of a City" est simple, il s'agit d'un blog animé par dix francophones vivant à Londres. Nous serons sept Français et trois Belges. Nous parlerons de tout et de rien, de notre vie quotidienne et de nos meilleurs conseils de sortie.
Je vais donc me trouver dans l'obligation de sortir au moins une fois par semaine, d'écumer les restos et les pubs pour le boulot, dépenses couvertes. Et je vais recevoir des tickets aller-retour Londres-Bruxelles. Et un appareil photo numérique. Trop bien. "Tout smooth", comme dirait mon frère. "Tout trance", ajouterait-il plus tard, et "tout chill", ça va aussi.
Comme quoi, blogger a du bon.

Monday, September 18, 2006

Bon anniversaire Guillaume
Regardez cette attitude. Jeune, cool, rebelle, il se fait un point d'honneur à ne pas sourire, parce qu'une photo de famille, ça craint grave. Ou alors non, c'est une pose spéciale pour un jour spécial, il fait le boss, le "stylé", le "grinçant".
Aujourd'hui il a 18 ans. Et toutes ses dents, même si la dentiste m'a dit qu'il n'allait pas les garder très longtemps s'il continuait à ne pas les brosser.
De toutes façons, quand je l'ai vu pour la première fois, des dents, il n'en avait pas. A la sortie de la clinique, il était empaqueté dans des vêtements de bébé neufs. Pas question de réutiliser nos affaires de filles; Guillaume, c'était un garçon, LE garçon et le seul. Minuscule, tout rose et tout mignon, sur les photos de familles, au milieu de ses trois grandes soeurs.
Avec les années, il a développé un style bien à lui, la mèche rebelle et provoquante, les grimaces de "grinçant", et récemment, la coupe tondue. Tout cela s'est assorti d'un vocabulaire godinnois. "Furte", "grince", "smooth", "trance", "furte la grinçante, elle est toute smooth". Et j'en passe.
<-- Et ça, ce sont des sushis! Kanako, tu vas être fière de moi, je les ai faits de mes blanches mains à partir des ingrédients de base. Les feuilles d'algues fumées, le riz spécial collant, le saumon, le crabe, le thon, l'avocat, le concombre, le wasabi, et la petite planche en bois spéciale, là, celle pour rouler les sushis. Oui, j'ai trouvé tout ça en Belgique.
Par contre, certains n'ont pas su relever le défi du wasabi. -->
Il faut remonter le moral à Maman, elle a un coup de vieux pas possible maintenant que tous ses enfants sont majeurs.

Saturday, September 16, 2006

Verbier
Voici le récit tant attendu de ma semaine à Verbier. Ce sera long, je vous préviens, alors autant vous faire une petite tasse de thé, lancer un CD ou vous étaler un masque sur le visage. Ou refaire votre vernis, comme vous voulez. Mais après tout ce n'est pas mon problème.
Tout a commencé par une belle journée d'été, il n'y a pas si longtemps de cela (dix jours, en fait). Rendez-vous chez Christophe, frais comme des gardons et chauds comme des fricandelles. Tout le monde se connaissait plus ou moins, les uns se connaissant plus, et moi les connaissant moins. C'était très pratique, il y avait deux Flo et deux Christophe. Notre première conversation a porté sur les méthodes de différentiation.Flo la blonde
Pour moi, cela a tout de suite été "Christophe mon cousin" et "Christophe pas mon cousin", "Flo la blonde" et "Flo la brune", sans esprit de discrimination. Mais il y a eu des "Tof", "Totof" ou "double Tof", des "Flo BH", "Flo VD", "Flo 1" et "Flo 2", et aussi des "Flo du string".
On ne peut pas faire plus clair.Christophe mon cousin
Heureusement, pour le reste du groupe, pas de confusion possible: Amaury, Jean-Phi (dit Jean-Kév') et moi-même. Nous nous séparons en deux voitures, planquons les vivres de l'Aldi, et en ce beau matin du 6 septembre 2006, nous partons pour Verbier.
<-- Jean-Phi, dit Jean-Kév'
Le reste, difficile de le raconter comme ça. Chaque jour une nouvelle promenade, terminée par un nouvel apéro, se concluant par des jeux de cartes ou de société ou par des mondanités avec des petit(e)s jeunes né(e)s en 1988.
Sans lien de cause à effet avec les mondanités précitées, nous avons élaboré un carnet de techniques de dragues, basé essentiellement sur l'expérience personnelle des participants et sur nos observations au cours du séjour.

***
Le Carnet des Techniques de Drague
Ah la dure société qui est la nôtre! Trouver l'âme soeur, lui déclarer notre flamme et attiser la sienne... Difficile d'être un homme. Il faut des techniques, des plans, des trucs et astuces. Il faut être créatif. Et difficile aussi d'être une femme, parce qu'après tout, les femmes aussi, ça drague un peu parfois. Heureusement, quatre hommes (sélectionnés au hasard) ont décidé de vous prodiguer leurs meilleurs conseils.
  1. Le contact physique. La moindre excuse est bonne, du moment que vous puissiez effleurer l'espace d'un instant la peau de votre proie. Il y a d'abord la fameuse technique du billard, si l'objet de votre affection ne sait pas y jouer, ou bien si elle sait, mais que vous jouez mieux qu'elle. Elle a du mal à viser? Aidez-la! Les mains à côté des siennes, et votre souffle sur sa nuque (si vous vous êtes brossé les dents). Il paraît que ça marche souvent, à moins que vous n'ayez fait de subtiles allégories sur sa dextérité à manipuler la queue et les boules (de billard), parce que là vous aurez nettement moins de chances. Vous pouvez aussi appliquer cette technique à d'autres sports similaires, comme le golf ou le tennis, à vous de voir.
  2. Perdus au milieu de nulle part. Technique mieux connue sous le nom du "coup de la panne", mais qui s'applique aussi en d'autres circonstances. Cas de figure bien connu: vous êtes au milieu de nulle part, et il commence à pleuvoir. En galant homme, vous sortez votre parapluie, ah mais attention! C'est un parapluie pour une personne, donc il faut se serrer un peu. Variante, vous pouvez sortir un K-way une personne, c'est déjà nettement moins glamour mais tous les moyens sont bons. Nota-bene: ne s'applique pas si vous portez un pull à cagoule une personne.
  3. Faites la cuisine, c'est encore plus efficace que l'emmener au resto. Révélez sans complexe votre côté "petite fée du logis", et certaines n'hésiteront pas à vous qualifier de "bon parti" à la vue de vos talents culinaires. Nota-bene: le ketchup n'est pas une vraie sauce.
  4. Faites la rire. Comme le dit l'adage, "femme qui rit, à moitié dans ton lit", et c'est bien connu, l'atmosphère est toujours plus détendue autour d'une bonne rigolade, voire autour d'une bonne blague de klounsche. Nota-bene: l'informatique n'est pas un sujet sur lequel beaucoup de blagues sont possibles.
  5. Le frein à main. Le principe est simple, mais risqué. Draguez ferme pendant plusieurs jours, et si elle fait mine de ne pas vous montrer d'intérêt, alors laissez tout tomber du jour au lendemain. Elle reviendra à vous si votre drague assidue lui manque. Attention, il y a aussi un grand risque qu'elle ne revienne pas, donc soyez sûrs de votre coup. Consultez un "Jeune et Jolie" pour plus de détails.
  6. Faites la boire. Nettement moins classe et nettement plus désespéré, mais il paraît que ça marche bien dans les cercles. Et puis, de toutes façons, se faire offrir des verres, c'est toujours apprécié. Même un verre de bière à 0,05 €.
  7. La technique de la carte. Il s'agit d'une technique inédite inventée au cours du séjour. Prenez une fille moins âgée que vous, née en 1988 par exemple, prenez une carte, et montrez-lui l'itinéraire athlétique que vous avez effectué le jour même. Profitez-en pour vous rapprocher selon la méthode déjà expliquée plus haut (voir: technique du billard).
A vrai dire, ils vous le diront tous, il n'y a pas une seule façon de draguer, et la meilleure chose à faire est sans doute de rester naturel. Même si le naturel nous pousse parfois à acheter des parapluies une personne...

Des noms? J'ai promis de ne rien dire, mais on peut s'arranger autour d'une bière.

***
L'autre événement marquant du séjour, c'était notre expédition à la Cabane des Dix.
C'était très joli; avis aux membres de ma famille voulant s'extasier sur la beauté du paysage (par exemple, Maman), j'ai mis plein de photos sur mon compte Flickr.
Christophe mon pas cousin à l'approche du refuge -->
Dormir en refuge, c'est vraiment une expérience à faire! Certains ont testés la douche glacée, d'autres ont testé la nourriture et l'eau des glaciers, nous avons tous joués aux cartes jusqu'au couvre-feu et la moitié d'entre nous avons été malades. Révélation: Christophe mon cousin ronfle comme un buffle, et il paraît aussi que je parle dans mon sommeil, et que c'est assez drôle.
<-- Flo la brune, moi et Christophe mon cousin
Mais j'en ai assez dit. En résumé, un séjour très sympathique avec des gens tout aussi sympathiques et une vraie détente après le mémoire. Merci beaucoup Christophe de m'avoir invitée. On se refait ça quand tu veux.

Thursday, September 14, 2006

Allergique au lait
Avant tout, le lecteur fidèle se réjouira de mon retour en Belgique, après un séjour en Suisse dont les péripéties seront exposées plus tard.
Ce soir je suis fatiguée, alors je préfère écrire un post qui nécessite un minimum d'effort intellectuel. Je vous annonce ma concurrence officielle avec Amaury et sa célèbre allergie aux oeufs, fruits frais et chanson française. Ou avec ma soeur Alice et son allergie aux céréales, chocolat, tomates, crevettes, ail, oignons, café et Clara Morganne.
Je suis allergique au lait.
J'aurais pu être allergique aux carottes ou aux chicons ou à un autre truc que je déteste et que je ne mangerai jamais, même sous la contrainte, mais non.
Je ne pourrai plus boire de lait. Ni de chocolat chaud. Ni de cappuccino. Ni de mochaccino. Ni de milkshake. Je ne pourrai plus mettre de lait dans mon café, ni dans mes céréales. Mon petit déjeuner s'en trouve chamboulé.
Mais ce n'est pas tout: je ne pourrai plus prendre non plus de fromage. C'est-à-dire, plus de fromage sur les tartines le matin, mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir manger? Je vais crever la dalle aux cheese and wine. Je ne pourrai plus toucher à la fameuse omelette au camembert de Strepy.
Et puis, il y a les produits laitiers. Les yaourts, le beurre, la crème fraîche. Plus de pudding vanille. Plus de crèpes. Plus de crème brûlée (nooon, pas la crème brûlée!). Et puis, dans tous les desserts il y a du beurre: muffins, cakes, brownies, cookies, j'en ai l'eau à la bouche de vous les énoncer comme ça.
Je peux aussi dire adieu au fantasme de couvrir des corps de crème chantilly et de tout manger après.
Et pire que tout, désastre, calamité et jour de deuil: il y a du lait dans le nutella.
Quelque chose me dit que ce n'est pas le dernier post que j'écris à ce sujet.
Photographie: Luis Francisco Cordero pour Stock.xchng

Tuesday, September 05, 2006

Quelques jours au Plat Pays
... Comme le dit le titre, je viens de passer quelques jours en Belgique. J'ai eu tellement de choses à faire que je n'ai eu pas le temps de penser à ce que j'ai laissé derrière moi. Tant mieux, d'un autre côté. Je défais une valise, j'en refais une autre, je défais les caisses de mon déménagement belge, en attendant de défaire celles de mon déménagement londonien. J'ai confronté avec beaucoup de patience l'administration communale de Kraainem.
J'ai revu quelques amis, et j'ai raté toutes mes photos, sauf celle-ci:

L'image parle d'elle-même.

Je suis désolée pour ce post un peu court et qui, sommes toutes, n'aura pas changé le cours de votre journée. Je vais donc vous donner quelques informations pratiques, on en a toujours besoin. Je pars demain en Suisse, je reviendrai le 14 (soir), ce qui signifie que ce blog sera en vacances pendant une semaine. Dès mon retour, je vais faire exploser mon quota photos sur Flickr. Et puis je retournerai à Londres le 21... Je sais, c'était court.

J'en profite pour souhaiter un bon anniversaire à Line et à Caro. Je souhaite aussi un bon départ à Gwen, et j'espère qu'elle va créer un blog pour l'occasion. Je souhaite un bon café du matin à Strepy et à tous ceux qui me lisent aux alentours de 9 heures. Oui, car pour votre gouverne, c'est autour de 9 heures que j'ai le plus de lecteurs, et ça ne peut pas être moi qui update mon blog encore et encore pour voir si les commentaires se sont déchaînés, car à 9 heures, je dors encore. Enfin, souvent.

Et bonne m*** à ceux qui essaient de trouver du boulot.

Saturday, September 02, 2006

Farewell
Quelques photos des - oh combien - nombreux adieux de la semaine. Restaurant indien pour l'anniversaire de Neeraj, restaurant chinois en dernier au-revoir, restaurant japonais pour un post-dernier-au-revoir et rassemblement informel dans ma cuisine pour finaliser nos adieux. On parlait horaires d'avions, du passé et surtout du futur. Cheers! Cocktails préparés par Wei Wei
A la sortie du restaurant chinois
Shirley, Lulu et moi au restaurant japonais.Sushi!
Où serions-nous l'année prochaine? Dans cinq ans? Dans dix ans? Journalistes? Occupant une haute position dans les médias, ou perpétuellement stagiaire? Ecrivains reconnus ou artistes incompris? Serions-nous mariés? Combien d'enfants?
On s'écrira, s'est-on promis. On continuera nos blogs. On continuera notre website, qui sait? Perpétuellement en contact autour de notre passion, l'écriture.
Ma chambre est vide à présent, mes valises sont bouclées. Je n'ai plus qu'à éteindre l'ordinateur et partir. Prendre mes sacs, rendre mes clés, ne plus m'embarrasser d'adieux.
Qu'est-ce que ça va me manquer.


A bientôt Londres!
Dernière nuit à Westminster University. J'ai passé ma journée en adieux, ce qui n'était rien de nouveau puisque la semaine entière s'est déroulée en au-revoirs. Nous avons été si proches les uns des autres, et maintenant, nous rentrons chez nous! Beaucoup sont heureux, évidemment: cela fait une année entière qu'ils n'ont pas vu leur maison. On se serre dans les bras, on va se manquer... Puis on se croise encore le lendemain, et on recommence à s'embrasser, comme si nous n'allions jamais vraiment partir. J'aurais souhaité pouvoir juste prendre mes affaires et décoller, ne pas regarder en arrière, mais immanquablement je me souviens.
Je me souviens des premières rencontres. Dès la première journée, j'ai appris leurs visages, leurs voix et leurs expressions. D'où est-ce que tu viens? Qu'est-ce que tu as fait avant de venir ici? On tentait de se souvenir de prénoms étrangers. Et puis, après les cours, c'est devenu, on va au pub? Puis, on passait dans les appartements des uns des autres, et enfin c'est devenu de grandes fêtes communes, des anniversaires surpeuplés, des cooking parties et des sorties à Londres. Une spirale de vie. Et tant de conversations, tant de projets communs, ces gens étaient pour moi une source d'inspiration incessante. J'étais loin d'imaginer les qu'est-ce que tu vas faire l'année prochaine? Se reverra-t-on? N'oublie pas d'écrire.
Ce soir, je les ai vu pour la dernière fois, mes amis de Westminster University. Nous avons parlé sans fin, ri, fini mes restes de bière belge. Je me suis rendue compte à quel point je me sentais bien. Avec eux je suis devenue une différente personne. J'ai appris à découvrir leurs horizons, leurs expériences, leurs perspectives. Ce sont eux, véritablement, qui m'ont fait adhérer à leur passion commune, le journalisme. Je pense que je ne pourrai jamais revenir à là où j'en étais avant de les rencontrer.
Et en leur disant au revoir, je me suis souvenue de la première fois où je leur ai dit bonjour, en me disant que tout cela, c'était fini. Demain matin, je fermerai ma valise et quitterai ma chambre comme je l'ai fait tant de fois auparavant. Je rendrai ma clé à la réception. Je prendrai la metropolitan line pour entamer mon rituel de l'Eurostar. J'ai du mal à réaliser que tout cela sera pour la dernière fois.
Mais lorsqu'il est temps, il faut savoir partir.