Friday, June 30, 2006

Voyage voyage
Et oui je suis partie pour une semaine en Sicile! Je serai de retour à Bruxelles le 9 (juste à temps pour la finale). En attendant, soyez sage et laissez plein de commentaires pour dire de chouettes choses sur moi. Enregistrez les matchs de foot les plus importants (je supporte le Portugal et l'Argentine). Et n'oubliez pas que je cherche toujours des gens venant de l'Europe de l'Est à interviewer pour mon travail de fin d'études...
Vamos à la playa :-)

Thursday, June 29, 2006

Dans les journaux
English readers, check here
Une fois de plus, l'actualité belge me désole, et qui plus est, elle résonne d'une façon désagréablement familière dans le ton des journaux. La nouvelle est venue à beaucoup comme un choc, parce qu'il y avait encore de l'espoir de retrouver les deux fillettes vivantes. Je ne me faisais personnellement pas beaucoup d'illusions.
J'ai hésité à lire le récit un peu macabre de l'autopsie, parce que j'éprouve toujours une gêne à voir les faits exposés de façons aussi neutre. C'est un peu comme un manque de respect, comme si j'entrais de plein pied dans une histoire privée dont je n'aurais pas dû me mêler. Mais en même temps, j'avais envie de savoir. La Belgique entière en avait envie, je pense. Cela fait bientôt trois semaines que Nathalie et Stacy font la une des médias.
D'un côté j'apprécie que les médias prennent l'événement tant à coeur, tout comme ils ont médiatisé l'assassinat de Joe pendant près d'un mois. D'un autre côté, ils ne le feraient pas si cela ne boostait pas leurs ventes. Et pourquoi est-ce que cela booste les ventes? Parce que le lecteur s'identifie aux victimes. Parce que l'article personnifie leurs peurs. Les attisent.
Combien de fois n'ais-je pas entendu de mères craindre pour leurs enfants, filles ou garçons, ces deux dernières semaines... Tout comme j'avais entendu des gens avoir peur des étrangers après le crime de Joe.
En Angleterre, les médias parlent de cela de façon différente. Je n'ai jamais vu la même histoire faire la Une deux jours d'affilée. Et pourtant Dieu sait si elles étaient plus macabre qu'ici! Une adolescente rêvant de ressembler à Kate Moss, assassinée à 200 mètres de chez elle par son ancien petit ami. Une fille de 11 ans violée en plein jour dans les toilettes du supermarché. Un test médical qui plonge ses cobayes dans un coma permanent, après avoir fait gonfler leur corps jusqu'à trois fois leur taille. Tout cela était horrible à lire, mais tout cela a disparu des journaux en une semaine. Banalisé, remplacé par l'histoire suivante. Parce que là-bas, personne n'achète un journal qui parle d'une histoire dépassée depuis 24 heures.
En un sens, donc, je préfère que les journaux parlent de Nathalie et Stacy. Mais je préférerais qu'ils ne le fassent pas uniquement pour mieux se vendre. Il ne s'agit pas ici d'une foire à qui condamnera le mieux le manque de responsabilité des parents des victimes. A qui soupçonnera le mieux le seul inculpé, un immigrant. C'est l'histoire d'une douleur privée.

Wednesday, June 28, 2006

Concours
En ce mercredi 28 juin 2006, anniversaire de Nicho et dernier jour des examens d'Eliane, je me décide à lancer un petit concours pour des bonbons haribo.
La question: qui est cette charmante personne et où attend-elle?
Réponse à soumettre via les comments. C'est le premier qui répond qui gagne.


Une petite blague que m'a envoyée Philippe et qui m'a bien fait rire. Je m'excuse d'avance auprès de tous mes lecteurs français, rappelant bien humblement qu'eux ne se privent pas pour faire des blagues sur les Belges, et aussi que la Belgique n'a pas été qualifiée pour la World Cup.

C'est juste avant le match Brésil-France. Ronaldinho arrive dans le vestiaire et trouve tous les brésiliens en train de tirer la gueule.Il leur demande "Qu'est-ce qui se passe ? ".
"Ben, on a de la peine à être motivé pour ce match. On sait que c'est important, mais c'est seulement la France, ils sont vraiment trop nuls et on a pas du tout envie de jouer contre des gens qui jouent avec le col en haut"
Ronaldinho les regarde et leur dit "OK, je suppose que je peux les battre seul, ne vous inquiétez pas allez boire tranquillement une bibine au pub pendant ce temps".
Ronaldinho sort donc seul affronter Zizou et ses cocoricos pendant que les brésiliens vont se "désalterer" au pub.
Après quelques bières, ils se demandent quel peut bien être le score du match et ils demandent au patron de leur mettre le TéléTexte. Un grand cri de joie de tous les joueurs en voyant l'écran: "Brésil 1 - France 0 (Ronaldinho 10' minutes)". Il bat les Gaulois tout seul!
Plusieurs tournées plus tard, le match est oublié jusqu'a ce qu'un joueur le rappelle aux autres "Ca doit être fini maintenant, allons voir ce que fait Roni". Ils rallument la télé.
"Résultat final du match 'Brésil 1 (Ronaldinho 10' minutes) - France 1 (Henry 89' minutes)."
Ils n'en croient pas leurs yeux. Cet enfoiré a réussi à faire match nul tout seul. Quel talent. Ils retournent au stade féliciter Ronaldinho. Ils le trouvent dans le vestiaire, toujours pas douché, en train de se tenir les mains entre sa tête. Il refuse de se relever.
"Je vous ai abandonné..., Je vous ai laché ..."
"Arrête tes conneries. T'as réussi un match nul tout seul. Et ils ont marqué seulement à la toute dernière minute!"
"Non, non, je vous ai abondonné ...J'ai été expulsé après 12 minutes".

Tuesday, June 27, 2006

A la pêche aux moules moules moules...
A la base on pouvait lire très clairement ce que j'avais écrit sur ce dessin mais malheureusement, comme je n'ai toujours pas de scanner, il va falloir que je vous l'explique pour plus de clarté.
Alors que nous marchons tous sous la pluie à tête découverte, Diane se plaint amèrement d'avoir faim et d'être mouillée (j'avoue que nous nous en plaignions tous, mais c'était plus facile de ne dessiner qu'une seule personne). Alexis, pas content, nous traite de moules, tandis que je pense avec nostalgie au match que nous sommes en train de rater, qui est justement en train de se jouer dans la friterie du coin.

Ce qui résume un peu cette journée de dimanche, que nous avons passés à la mer chez Fx sous la pluie battante. On aurait pu se contenter de rester peinard à regarder des dvd en attendant que la pluie passe, mais non, il a fallu que, midi frappant et l'averse redoublant d'efforts, Alexis insiste pour que nous sortions. Son plan: aller jusque Heist, louer un cuistax, rouler une petite heure, et rentrer à pied. Notre plan: faire une petite promenade pour nous ouvrir l'appétit et éviter d'attraper la crève. Après une heure de balade nous songions au retour. Nous n'avions pas fait la moitié du chemin vers Heist. Alexis, pas content, nous traite de moules.
<-- Sur le chemin du retour, alors que le susnommé était loin devant, quelques réfractaires (dont moi) nous sommes arrêtés pour manger une frite.

J'étais tellement trempée qu'il m'a fallu échanger mes vêtements avec ceux de Mr Jules (non, je ne veux aucun sous-entendu) et légumer devant le foot pendant une petite heure, interrompue régulièrement par les "on sort?" ou "on fait quoi maintenant?" d'Alexis à qui la pluie ne faisait toujours rien.
Finalement c'est sur une promenade à vélo que nous nous accordons. Diane et Mr Jules se sont arrêtés à mi-chemin vers le Zwin ("vous êtes vraiment des moules" a encore dit Alexis) tandis que nous avons continué jusqu'au bout de la digue, ce qui fondamentalement ne faisait que dix minutes de plus.

Et lorsque fut venu le temps du retour en train, occupée par une partie de président des plus acharnées où j'ai commencé présidente et terminé trou du cul, les "on fait quoi ce soir" d'Alexis ne recontraient plus que des "ta gueule" fatigués.
<-- Le soir j'ai rencontré un peu plus d'action face au match Portugal-Pays-Bas qui a dégénéré à la bataille de rue. Toute tendue devant mon écran, j'étais en train de me cacher les yeux en implorant le ciel: "faites finir ce match, faites le finir, il va y avoir des morts". A côté, je percevais les cris d'indignation de J. et R.: la 2 avait invité un ancien joueur des Pays-Bas qui mettait le blâme sur le Portugal. "Mais ce sont les Pays-Bas qui ont commencé! Ce sont eux qui ont blessé Ronaldo!" entendais-je. Soit. Le résultat a été seize cartons jaunes (si je ne me trompe pas), quatre cartons rouges et quelques blessés.

Merci beaucoup Fx de nous avoir invités! J'ai adoré "faire la moule", mais si dans ce cas-ci je parlerais plutôt de "conserver nos forces en attendant l'éclaircie".

Monday, June 26, 2006

Squattage de blog par Gwen
Bibil… Pas si gentille qu’elle en a l’air.

Bibil: yoyoyoyoyo
Gwen: hey :D
Bibil: tu finis quand exams?
Gwen: jeudi
[…]
Bibil: ça va tu déprimes pas
Bibil: tu veux que je t'apporte des sushis?
Gwen: sushiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis

Voilà, ça a commencé comme ça. Gwen, à moitié écrasée sous mes syllabus, ses entrailles se révoltant à l’idée d’encore une assiette de pâtes au ketchup, n’écoute que son estomac et accepte. Elle ne se doute encore de rien…

Une heure plus tard, elle penche la tête par la fenêtre et voit Bibil marcher vers l’appart d’une démarche délicate mais visiblement douloureuse… Chaussures trop serrées ? C’est là qu’elle voit les deux énormes sacs que Bibil a dans sa main. Et à partir de là, je vous laisse imaginer les cris, les hurlements, les larmes de joie, enfin tout ça. En effet, plus que des sushis, c’est un butin que Bibil ramène, et qui plus est de la nourriture saine (tatsaaam).


Donc voilà, en plus des sushis, Gwen se rend compte que le fait que sa bouteille de ketchup est mourante, elle n’est plus en danger de l’être. Elle se réjouit, fait un bisou collant de bonbon à Sybille, et s’attable pour attaquer les sushis… C’est là que Bibil n°2 intervient. Les sushis, c’est plus qu’une nourriture bizarre avec des algues, du tofu (non non pas de l’œuf), de l’œuf (oui c’est un autre ça) et du poisson, cru, c’est un art de vivre.

Ca commence soft, avec un p’tit cours de comment préparer une assiette correcte. Normalement ça se mange dans un bol, mais pour éviter de faire trop de vaisselle, on s’en tient à une assiette unique, et avec des baguettes, mais Gwen n’ayant pas de baguette à son kot, avec une fourchette. On mélange un peu de sauce soja avec du wasabi et des morceaux de gingembre, ça donne un truc de couleur un peu glauque, un peu piquant et un peu bizarre.


Et puis arrive le pire. Là où on se rend compte que Bibil n’est qu’une infâme tortionnaire qui ne veut pas qu’aider une pauvre étudiante en blocus. Elle affirme que les sushis se mangent en une bouchée. Bon, les tout petits mignons avec du concombre ou du poisson cru, ça va. Mais imaginez Gwen essayant de faire rentrer un gros bloc compact de riz et de thon dans sa mini bouche ?

Et puis la phrase fatidique de Bibil : « Bon Gwen, celui-là, je te le laisse. » C’est un mastodonte, avec de l’œuf, de l’algue, du poisson, du concombre et du riz. Il doit faire, sans exagérer ou presque, un bon m³. Gwen observe la bête d’un œil méfiant, essaye de le soulever à la fourchette, mais non seulement le monstre est gigantesque, mais en plus il menace de se désagréger dans un flot de riz et tout le reste. Donc elle le prend à la main (j’adore parler de moi à la troisième personne), hésite encore deux secondes, mais Bibil est là à attendre avec son fouet et son appareil photo, et donc elle tente de mettre le gros machin en bouche. Ca devient pervers là, j’vous mets une photo pour expliquer…


Bon, pour finir, pas d’étouffement, Bibil n’a pas atteint ses fins meurtrières, Gwen n’a plus faim et la vie est belle. Et je retourne à mon blocus là parce que bon, c’est pas tout ça mais j’ai droit demain. Et commu. Yeah.

Bibil, je t’aime plus que tous les bonbons du monde. Même les cocas. Posted by Picasa

Saturday, June 24, 2006

Ceci n'est pas un plat de spaghettis

Mais plutôt une glace vanille, surmontée de coulis de fraise et de copeaux de noix de coco.

Mais comment en sommes-nous arrivés là? J'explique.

J'ai commencé ma journée en me disant: Sybille, cela fait une semaine que tu n'as plus bossé, il faut que tu t'y remettes, et assez sérieusement. Je dois faire remplir quelques formulaires pour la LSE au secrétariat de philo et lettres de l'UCL, mais ce sera vite fait.

Faux espoirs. Il s'est avéré que l'UCL, université francophone faut-il le rappeler, refusait de remplir mon document en anglais... C'est à dire, de remplir quatre cases intitulées: "Institution", "Qualification and Subject", "Degree qualification", "date qualification obtained". D'un côté, je comprends qu'on ne veuille pas prendre de responsabilités. D'un autre, je vous laisse juger de la difficulté de la traduction.

Finalement je suis arrivée à un compromis: le secrétariat remplit mes quatre cases mais en utilisant la langue française. C'est déjà mieux que rien. En attendant, j'étais venue à 11 heures, il est déjà midi... Et je dois repasser vers 15h pour récupérer mon document.

Cela m'a fait trois heures de lunch à attendre. Je tiens d'ailleurs à remercier Strepy de son hospitalité, de son plat chinois et de son café; ainsi qu'Alice et Cédric de m'avoir tolérée pour un second lunch et à Cédric de m'avoir laissée terminer son plat de pâtes. Sans eux, qui sait ce que je serais devenue... Seule, à zoner dans le shopping centre, proie aux pires prédateurs et aux soldes hors concurrence...

Enfin, 15 heures, je récupère mon document - hourra! Quatre heures pour quatre cases. Bon, me dis-je, si je m'y mettais? Un coup d'oeil à ma montre. Il est trop tard pour faire des interviews. La motivation m'a définitivement quittée. J'appelle Diane pour son activité post-examens préférée : zoner.

Un vol à l'étalage de pralines chez Passion Chocolat, une visite de l'Abbaye de la Cambre et une Pitta chez Touch and Go plus tard, nous nous retrouvons à quatre - Alexis(Freedom) et Amaury nous ont rejoint- à sonner à la porte de Fx. Il nous emmène pour prendre une glace chez Il Gelato. Alexis(Freedom) regarde la carte et commande des spaghettis. Voilà, résultat sur la photo en début de post.

Je déplore d'ailleurs le fait que ni Alexis, ni Amaury, ni Fx ni même sa soeur ne lisent mon blog.

Il Gelato passait le match Japon-Brésil et je n'ai pas pu m'empêcher de laisser éclater ma joie lors du premier goal marqué par le Japon. Worldcupaholic jusqu'au bout. Malheureusement j'ai le chic de supporter les équipes qui perdent, ce qui me pousse chaque jour plus près de la dépression. Le Japon a perdu 4-1. Booooo. Kanako, je partage ta peine.

Friday, June 23, 2006

Mon scanner est cassé
Donc voilà je suis obligée de prendre une photo de ce dessin que j'ai fait à mon retour de Cologne.
Ca donne évidemment beaucoup moins bien.
Apparemment le scanner serait cassé depuis des mois et personne ne semble avoir la volonté de le remplacer. Je l'ai rajouté à ma wish list. Avis aux bonnes âmes, si vous avez un scanner en trop... Posted by Picasa

Thursday, June 22, 2006

A l'eau de Cologne

Ce nouveau parfum dans l'air... Ces nouvelles cicatrices sur mes jambes... Ces nouveaux airs de foot que je chante gaiement... Pas de doute, quelque chose a changé.

Je reviens de COLOGNE! Weeeee! Où j'ai suivi et supporté de façon assidue la World Cup.

J'étais gracieusement invitée par Denis, que vous voyez ici à gauche avec un ra-vi-ssant chapeau dernier cri, seyant les supporters de toutes équipes dans les rues de sa ville.

Denis a pu profiter de la charmante compagnie de quatre filles passionnées de foot, de footballers et de friandises.

Du haut gauche au bas droite: Sara, Yingzi, Eliana, et moi-même.

Non satisfaites de squatter son appartement, nous avons forcé Denis à nous faire visiter le musée du chocolat à Cologne et de nous amener à l'usine Haribo de Bonn.

Et là j'ai flashé. Tous ces bonbons, tous ces kilos à bas prix... Le résultat en image sur votre droite. J'ai pris des schtroumps, fraises collantes, fraises piquantes, cerises, cocas, damiers et trois paquets de lacets. Ils sont chez moi et constitueront les prochains cadeaux kitsch de ce blog.

Une façon comme une autre de lutter contre la baisse de lectorat qui accompagne inévitablement les mois d'été.

Enfin ça, c'est si jamais je survis aux barbecues de la semaine... Dieu seul sait comment je vais réagir suite à ma récente overdose de boudins (sans arrière-pensée). Le soir de mon arrivée c'était déjà le mètre de saucisse artisanale, accompagnée d'un mètre de bière, choucroute et rostis... (Que je n'étais pas seule à manger, si cela peut en rassurer certains); le lendemain matin, saucisson; le soir, re-saucisse, et pareil le lendemain, en ajoutant un hot dog à midi. Et de la bière. Beeeeeaucoup de bière. Aaaah, l'Allemagne.

Puis il a bien fallu choisir une équipe à supporter.

Mon choix s'est fixé de façon très rapide: la Suède. Un peu parce que je ne voulais pas supporter l'Angleterre, beaucoup pour les joueurs de l'équipe suédoise, et encore plus pour les supporters suédois présents à Cologne. Yingzi et Sara ont supporté la Suède mais avec moins de conviction, Denis supportait l'Allemagne, et Eliana, sans surprise, supportait l'Italie, qui pourtant ne jouait pas ce jour-là.


Par sympathie pour Denis nous avons quand même arboré les couleurs allemandes lorsque nous avons assisté à un screening géant du match Allemagne-Ecuador, juste en dessous de la cathédrale, sauf Eliana. "Je veux bien montrer ma sympathie pour les autres équipes mais je ne vais pas aller jusqu'à trahir la mienne" a-t-elle dit.
Ce match c'était quelque chose! Je n'ai rien suivi, rien compris, mais j'ai crié en même temps que les centaines d'autres personnes agglutinées autour de moi, jusqu'au moment où je me suis sentie mal et où j'ai du m'assoir sur le côté. Aaaah la plaisir d'une foule hurlante et mouvante, de bière qui coule à flot sur les vêtements et les cheveux, je n'avais plus senti ça depuis les 24 heures de Louvain (dans un contexte un peu différent, il est vrai).

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D'ailleurs pour ajouter le son à l'image, voici une vidéo du premier but de l'Allemagne. Et voici quelques photos prises en vrac de supporters en tous genres.

Pour ma propre sécurité, j'aurais probablement dû choisir de supporter l'Angleterre. C'était marrant au début d'agiter nos petits drapeaux suédois au milieu de cette marée en rouge et blanc. De crier "Go Sweden" au milieu des "Rooneys" ou "Go England" ou "Engelaaaaand, Engelaaaand" ponctués de coups de trompettes. Mais à partir du moment où la Suède a commencé à marquer ce n'était plus drôle du tout, et les Anglais ont commencé à se tourner contre nous. Autant dire que nous avons fui à la fin du match sans demander notre reste. A temps pour voir une vingtaine de voiture de police, sirènes hurlantes, se diriger vers le centre-ville...

Le match s'est terminé 2-2.

Merci beaucoup Denis pour ce séjour hors du commun!
Je suis officiellement devenue une worldcupaholic.


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Wednesday, June 21, 2006

Geek mania
Ce matin, quelle n'a pas été ma surprise de trouver un énorme colis au pied de ma porte...
Pour tout vous dire je l'ai d'abord pris pour une caisse de déménagement. Puis j'ai pensé à une grosse blague lorsque j'ai commencé à la déballer, parce que cette boite énorme ne contenait quasiment que du papier.
Mais, dans le fond de la boite, c'était Noël:


Ouéééé un ventilateur de geek! Je peux l'installer sur mon ordinateur avec le port usb. Quand le ventilateur est éteint, la lampe s'allume. Très très très pratique.

Je ne peux que saluer l'Assistant de cette charitable initiative. Mon projet de fin d'études va ainsi prendre un nouveau tournant, ou si je puis dire, va trouver un peu d'air frais et de nouvelles illuminations.

Sinon, mon chien est toujours aussi stupide:

Et pour ceux qui ne connaissent pas encore la triste nouvelle... Roba est décédé mercredi passé.


Hommage rendu par Lapuss' pour Spirou. Cliquez sur la photo pour en savoir plus.

Sunday, June 18, 2006

Bref retour à la maison-mère
Il y a comme une routine qui s'installe à chaque fois que je prends l'Eurostar.
La première partie de mon rituel est de prendre plus de bagages que je ne peux en porter.
La seconde est de chercher du regard quelqu'un qui m'aiderait à les porter dans le métro.
Et la troisième est de voir mes espoirs systématiquement déçus.
Parfois un voyageur m'aide à mettre mes valises dans la rame, mais jamais à monter l'escalier. Cette fois-ci, il n'y avait même pas un seul employé du métro pour m'ouvrir l'entrée bagages; j'ai dû me débrouiller toute seule pour tout.
Il fait une chaleur étouffante; les filles de Londres portent toutes le même top, unicolore à rayures dégradées, qu'elles ont acheté chez Next. Mes cheveux, que j'ai oublié d'attacher, me font l'effet d'une écharpe. Je m'arrête à Finchley Road. La Jubilee line arrive. "Mind the gap", nous rappelle une voix aux sons automatiques.
Lorsque je rentre dans la rame, à tous les coups, cela ne manque pas: les voyageurs jettent un coup d'oeil à mes valises, puis me dévisagent. Je leur rend leur regard de retour et ils détournent les yeux, l'air embarrassé. Je me demande quelle est la question dans leurs yeux. Se demandent-ils ce qu'il y a dans mes valises? A quelle station je vais descendre? Dans quelle ville je compte me rendre? Me regardent-ils comme une terroriste potentielle? En tous cas, ils ne me le demandent jamais. Parfois, ils changent de rame.
Les portes se ferment. Je reste debout. Les stations passent et j'essaie de me souvenir je m'y suis jamais arrêtée. St John's Wood. Là où habitent Kanako et Laurent. Bond Street. Là où j'ai passé un week-end à Londres avec Maman, Noël 2004. Green Park. Là où j'ai dit au revoir à des inconnus que j'avais rencontré dans le train. Et enfin Waterloo.
J'arrive toujours à Waterloo station un bon quart d'heure à l'avance, c'est-à-dire, trois quarts d'heure avant d'embarquer. Cela me permet de faire les magasins. Je monte d'abord au niveau des départs de l'Eurostar, pour jeter un coup d'oeil à la file et juger du temps dont je dispose. Puis, je remonte la foule à contre-courant, avec mes deux valises encombrantes, et je tente de me frayer un passage parmi les gens pressés. Les magasins que je tiens à faire se situent à proximité des panneaux d'affichages. En dessous, les voyageurs sont agglutinés les uns contre les autres, les yeux en l'air, et l'air perdu.
Mon premier arrêt est Millies Cookies. J'achète une, deux, et parfois trois boites, de tailles différentes selon les gens que je verrai en Belgique. Hier, j'ai acheté une boite de 18 cookies pour ma famille; je ne verrai personne d'autre avant de partir en Allemagne.
Puis je me dirige vers Paperback, pour acheter un notebook. J'en use environ un par mois, et cela tombe bien, car cela coïncide souvent avec les moments où je passe par Waterloo station. J'ai déjà un exemplaire de chaque notebook de Paperback. J'attends avec impatience qu'ils renouvellent leur collection. La dernière fois, j'ai dû prendre un "travel book", plus gros, et avec des textures de pages changeant au fil du carnet, et des fuseaux horaires imprimés sur la bordure. Cela me fait mal de l'utiliser juste pour prendre des notes et pour mes interviews.
La station de Waterloo m'est devenue tellement familière... J'y passe souvent plus de temps que je ne le devrais, rien que pour sentir toute cette vie autour de moi, ces centaines de personnes qui se pressent sans se voir. A chaque fois, je suis en transit entre deux lieux que j'appelle "chez moi". Je me demande toujours combien de fois encore je répéterai ce même rituel de petites habitudes. Quand est-ce que je choisirai le pays dans lequel je veux me fixer.
Le trajet est devenue la partie la plus ennuyeuse du voyage. Je m'assieds confortablement dans un siège à côté d'une personne inconnue et n'en bouge plus. Les premières fois je n'avais rien de précis à y faire et je m'embêtais ferme. J'écrivais, je dessinais, ou je regardais par la vitre. J'allais au bar juste pour marcher un peu. Mais maintenant je sors mon iPod et un roman. A côté de moi, une fille à qui je donne vingt ans en est encore au stade où l'Eurostar est un voyage d'occasion. Pas de livre, juste un carnet de croquis où elle dessine pendant tout le trajet.
Et enfin j'arrive à Bruxelles. Cela m'a fait bizarre, hier, de ne pas arriver de nuit, et qui plus est sous une température agréable et un climat plutôt sec.
Ma petite famille va bien, elle vous dit bonjour.
Mon chien est toujours aussi stupide

Guillaume a des oreilles de Spock
Et son frisbee continue à faire des émules.Eeeeet je suis partie pour quatre jours à Cologne. Pour la Coupe du Monde. Oui, vous avez bien lu. Je vous enverrai des cartes postales. Posted by Picasa

Saturday, June 17, 2006

Sayonara Kanako
Je pars aujourd'hui pour Cologne, Kanako part bientôt pour Tokyo. Il a fallu nous rendre à l'évidence: nous ne nous verrons plus avant un petit bout de temps.
C'est pour cela que Bhakti a bien gentillement organisé une des fêtes dont elle a le secret dans sa maison.

Comme d'habitude, nous nous sommes régalés d'un mélange de nourriture et de boissons de tous les pays. Laurent avait bien raison de le dire: "tout ce qui est bien en Angleterre, ça vient d'un autre pays". Ce n'est pas moi qui vait contredire cela...

Une boite de ces petits objets de fête dont le nom m'échappe, et nous étions parties pour des heures.

Je n'ai pas vraiment compris les règles de la bataille, mais cela s'est terminé comme ça:Enfin, Kanako, il ne me reste qu'à te souhaiter un bon déménagement, un bon voyage et surtout de nombreux et détaillés emails pour m'updater de tout ce que tu vivras à l'autre bout du monde.

Sayonara... Et aussi sushi, sashimi, wasabi, et tous ces autres mots japonais que j'ai appris.

Remarquez au passage la resplendissante carpette anglaise de la maison de Bhakti

Friday, June 16, 2006

The lessons of life
Hier, nous sommes allés boire un verre chez Petsa, une de nos profs de design, dans un charmant petit appartement près de Baker Street. C'est un endroit très jet-set, paraît-il; "Madonna lives around the corner" a-t-elle expliqué.
Petsa a fait carrière dans la mode et continue de recevoir du maquillage par les magazines pour lesquels elle a travaillé. Et quand on parle de maquillage on ne parle pas de quelques lipsticks occasionnels, mais plutôt de livraisons en quantité industrielles. Elle en a des boites entières. Et comme elle ne peut pas tous les utiliser, elle les offre à ses étudiants.
A gauche: mon butin. Ci-dessous: en train d'explorer les trésors de Petsa.
Le sparkling wine (Cava, celui de James Bond, sinon rien) coulait à flots et même si j'ai tenté de me modérer, avec l'effet des médicaments c'est mon cerveau qui est vite devenu effervescent.
Nous nous sommes rapidement retrouvés à parler bikinis et anti-rides avec notre prof, qui en connaissait un brin sur la matière.
Puis les réflexions plus profondes ont commencé à affluer. Toutes mes classmates présentes venaient de familles recomposées. L'une décrivait à quel point elle était distante de ses demi-frères de sang alors qu'elle était si proche du fils du copain de sa mère, avec lequel elle avait grandi. Une autre, ne pourrait pas supporter que sa belle-mère, aussi jeune qu'elle, se mette à avoir des enfants de son père, alors même qu'elle-même songeait à fonder sa propre famille. Un autre, c'était une demie-soeur qu'elle n'avait vue qu'une fois, fille naturelle de son père mais adoptée par un autre.
Sur le chemin du retour, George qui avait un peu bu a commencé à faire des petits bonds le long de la bordure du trottoir, retombant toujours les deux pieds sur la fine ligne en béton.
Rania lui a demandé de me raconter l'allégorie des leçons de la vie.
"It is easy", a-t-il commencé. "Whenever I walk this line, and that around the line there is nothing else but the road, I do not fall. I can jump, I can dance - dit-il en s'exécutant - but I will not fall."
"But imagine that on your right, there is a gap, and crocodiles underneath. And on your left, there are lions. I start to look at them and I fall. One step, and I die". Silence.
"So what do you think that means?" me demande-t-il. Je n'en sais rien.
Rania reprend en riant: "this is the lesson of life". M'expliquant plus précisemment: "if you want to achieve something you can always do it. If you don't see the lions and the crocodiles you won't fall."
Pensées profondes suscitées par Cava à une heure du matin. Amen.
Ci dessus: George tombe du côté des lions. Ci-contre: il s'endort en attendant le métro.
Note: Ceci est mon 100e post. Weeeeee. Cela mériterait bien une autre bouteille de Cava.
Note 2: Samedi à 23h (22h à Londres), Calla (qui préfère qu'on l'appelle Seb) mixe dans l'émission Trance Mutation Broadcast sur Students Radio. "Le but est de faire découvrir la trance a un public non averti.. le set sera donc assez accessible", m'a-t-il dit. Ecoutez-le en live sur http://www.studentsradio.be/home.php.

Thursday, June 15, 2006

World Cup Fever - episode one
Je n'ai pu regarder Roland Garros et je ne serai pas là pour Wimbledon. Je suis officiellement frustrée du tennis. Mais ce n'est pas grave...
Parce que j'ai décidé de me tourner vers le foot
"Vers le foot?" me direz-vous avec des yeux ébahis. "Mais tu n'y connais rien au foot. Tu n'y vas que pour les footballers et pour les supporters". Précisemment...
Le premier match que je suis allée voir était l'Angleterre contre le Paraguay, dans un pub de South Kensington bourré de Français. Au milieu de cette marée de sacs Longchamps, Noor semblait bien la seule à supporter les Anglais:

Ce qui ne veut pas dire que les autres supportaient le Paraguay! Mais plutôt, qu'ils supportaient n'importe quelle équipe qui pourrait donner la pâtée à l'Angleterre. Dans le pub, il n'y avait pas de "Come on England" ni de "Go Beckham", mais plutôt de bons fous rires lorsque les Anglais commentaient des fautes...
Match 1-0 pour l'Angleterre, niveau de jeu plutôt décevant m'a-t-on dit (mais moi je n'y connais rien alors je n'ose pas me prononcer). Les commentaires se ressemblaient étrangement d'une minute à l'autre. D'une voix monotone, une voix off citait les noms de joueurs paraguayens qui possédaient le ballon; cela se terminait toujours par "Paredes, Santa Cruz, Paredes again..." Puis d'une voix condescendante et sans surprise, "Aaaand I guess, Robinson". Puis, les commentateurs devenaient extatiques, voire quasi hystériques lorsque la balle revenait chez les joueurs anglais, prononçant très vite et sans respirer: "This is Cole, this is Crouch, oh and here comes Beckham, Crouch..."

***


Le deuxième match que je suis allée voir opposait le Japon à l'Australie, et là nous n'avons pu entendre un mot des commentaires tellement les supporters criaient fort. Kanako nous a trouvé un pub Japonais où le match se diffusait sur écran géant; voici ce que cela donnait:

Ou encore quelques vidéos, à ne télécharger que si vous voulez entendre les sons car la qualité de l'image est nulle (Nippon, Nippon, Nippon! Qu'ils crient).

Prise d'ambiance

Premier goal pour le Japon

Le Japon a marqué un goal à la première mi-temps et la situation est restée à peu près inchangée jusqu'à la 85e minute. Et là, soudainement, à cinq minutes de la fin l'Australie a marqué trois goals d'affilée. Les supporters du Japon, qui plus tôt dansaient sur les tables et frappaient du tambour, étaient sous état de choc. Les cris de joie ont cessé d'un seul coup, et les supporters n'ont quitté leur air abattu que pour se mettre à pleurer.

"Si le match avait duré 85 minutes le Japon aurait gagné" a déclaré Laurent, cette pensée profonde sans doute inspirée par la bière que nous avons bue: (Bière qui, je le déclare officiellement, n'a joué en rien dans le fait que je sois tombée malade le lendemain).

Tuesday, June 13, 2006

Malade
On me l'avait bien dit, les douches froides à répétition, ce n'est pas bon, surtout lorsque le temps est aussi chaud dehors.
C'est aussi ce que je me suis dit lors de ma dernière douche froide, où je me suis directement exposée à une température quasi-polaire et ai failli tomber dans les pommes à cause du contraste.
Au moins j'étais rafraichie, me suis-je dit. Ca faisait même plutôt mal. Le problème c'est que quand j'ai recommencé à avoir chaud, j'ai continué à avoir mal. A la gorge, principalement.
Hier soir avant de dormir je me sentais officiellement comme commençant un début d'angine. J'ai pris des tablettes, et à 5 heures du matin alors que je me suis réveillée avec la douleur de ma vie, j'ai été jusqu'à enfiler une écharpe.
La nuit, malheureusement, n'a pas arrangé les choses. Ce matin j'ai mal à la gorge ET aux oreilles, avec une désagréable sensation de brume et frissons sur la partie arrière de mon cerveau. J'ai essayé d'en faire part à mes flatmates au petit déjeuner, pour me rendre compte que j'avais aussi perdu ma voix.
Alors j'ai opté pour une série de remèdes maison dont l'efficacité jusqu'à présent avait été prouvée. Un thé. Pas marché. Un dafalgan. Pas marché. Une compote de fruit maison avec plein de vitamines C et du miel. Pas marché. Et même un repas de midi super épicé. Rien de tout cela n'a marché.
Alors en plus de me sentir malade à la gorge et aux oreilles, j'ai à présent la désagréable sensation d'être malade de l'estomac. Je dois partir d'ici une demie-heure pour découvrir la vie de la communauté polonaise de Londres - et ce jusque ce soir. Tard
Booooo... Je vais mourir.
Je suppose que je vais suivre le remède polonais et boire beaucoup de vodka... Ca aidera ma gorge, sans aucun doute; mes oreilles, un peu moins. Et ça n'arrangera définitivement ni mon estomac, ni les brumes de mon cerveau.

Monday, June 12, 2006

L'été est là.
C'est indubitable, il fait chaud, l'air est moite, pas de vent, un soleil de plomb. J'ai pris cinq douches froides hier, dont une à 3h du matin, et j'ai toujours aussi chaud.
Et avec l'été arrive cette triste vérité: bientôt, je dois me mettre en maillot.
Il est plus que temps d'y penser.
C'est pourquoi j'ai pris de bonnes résolutions et j'ai acheté des fruits et des légumes. Non Maman tu ne rêves pas. Preuve à l'appui.
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Mais que c'est cher, des fruits et des légumes, dans ce pays!
Non, je n'ai pas essayé de barrer les mots "choco" et "sugar" sur cette liste.
J'ai aussi pris de bonnes résolutions et j'ai acheté un matériel complet de protection solaire: crème protection 25, baume après-solaire, crème pour le visage et même un lip stick. Et j'ai aussi un chapeau. Parée pour la canicule.
Et l'image que vous voyez ci-contre (oui oui, les figures msn), ce n'est qu'un triste reflet des circonstances. Absents ou occupés, pour ne pas qu'on vous dérange, vous êtes quand même online pour vous donner l'illusion d'avoir encore une vie sociale. Le message est clair. Vous êtes tous en EXAMENS.
Contrairement à ce que j'aurais pensé, la fréquentation de mon blog n'a pas diminué, mais... les commentaires, eux, sont devenus inexistants. Mais lachez-vous, enfin! J'ai une moyenne de 60 visites par jours, ça doit bien me valoir plus qu'un ou deux commentaires par post. Surtout quand ce post vous fait réagir sur msn pendant des heures. Si vous avez le temps de m'en parler en privé, vous avez le temps de cliquer sur un lien et d'y écrire un truc.
J'ai parlé.
Tiens, dites-moi donc quand vous finissez vos examens et quels sont les barbecues qui vont s'organiser prochainement, ça va vous donner de quoi parler.

Sunday, June 11, 2006

Tiger Tiger
C'est le nom de la boite où nous sommes sortis après la MAJI party. Des tigres, il n'y en avait pas beaucoup, c'est le moins qu'on puisse dire; mais des boulets, il y en avait de toutes les espèces.
Moi tout ce que je voulais c'était m'amuser avec mes amis et surtout qu'on me foute la paix, mais apparemment cela n'a pas été compris dans ce sens-là.
Le premier a traversé tout mon cercle d'amis pour aller vers moi et me sort d'emblée: "You are the most beautiful girl tonight". Heu. Il me parle un peu, s'appelle Alex et vient de Paris. Il me demande: "tu es ici pour le week-end?" Comme si tous les francophones, indubitablement, étaient voués à prendre l'Eurostar le vendredi soir pour sortir. Apparemment, c'est ce qu'il fait. "Non, j'habite ici", je réponds, ce qu'il a malheureusement semblé comprendre comme un "je n'habite pas chez mes parents", ou encore "j'ai un appart où tu peux passer la nuit".
Enfin finalement il a compris et il est parti. Noor me dit: "mais pourquoi tu l'as viré, il était encore pas mal". Peut-être, s'il ne m'avait pas approchée avec cette phrase bidon...
Le deuxième m'a attrapé par le bras sur mon chemin vers le bar. "I wanted to tell you... It is so nice to see a tall girl around here."
Alors ça... C'est de la technique d'approche inédite. Celui-là est Londonien, et c'est vrai que je comprends pourquoi il cherche une fille grande parce qu'il doit bien mesurer deux mètres. Il me cause, me cause, mais me laisse payer mon verre au bar. Connard.
Je rejoins les filles dans l'espoir de m'accorder un moment de répis, entrant par mégarde sur le territoire de chasse de Monsieur Muscles Luisants. Muscles saillants, marcel, coupe militaire et reluisant de transpiration; ça aurait pu en faire rêver plus d'une, mais sur le coup c'était carrément dégueulasse. Pas de phrase d'approche, mais d'un seul coup une main dégoulinante sur ma taille et un espèce de danser-coller roccambolesque - mais est-ce possible de puer à ce point?
Finalement me m'échappe de son territoire, me disant que la situation devenait sans espoir. 1/2 heure que j'étais là et déjà 3 boulets, ça commençait à devenir un peu trop. Pourtant il n'était pas écrit "la poste" sur mon front.
Le quatrième, j'en ai eu marre, et oubliant tous mes principes de bonne éducation et de politesse, je lui ai dit d'aller se faire foutre avant même qu'il ait pu sortir sa phrase préparée.
Après ça j'ai bien fait attention à rester en groupe et à ne croiser le regard de personne. Et à partir de là je me suis très bien marrée.

Dans le bus de nuit on s'est chacun racontés nos boulets de la soirée. C'est Grace qui a gagné la palme. "I can swim into your eyes" a été la phrase d'approche. "How can you swim into somebody's eyes?" a demandé George, alors que Nandini ajoutait: "it is rather gross, when you think of it".
Les Anglais ont encore beaucoup de travail à faire.

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Saturday, June 10, 2006

Cookies et MAJI party
Hier, vendredi 9 juin, anniversaire de Charlotte et Sainte Diane, nous célébrions notre deuxième MAJI party - à savoir, une fête de cours.
Pour l'occasion nous nous sommes mises à la cuisine.
Eliana a fait un tiramisu
J'ai fait des cookies MerrimanEt Wei Wei m'aidait à préparer les pépites de chocolat.
Certains d'entre nous étaient déjà partis, mais nous étions nombreux. Voici une photo des profs et élèves.Nous avons également reçu quelques exemplaires du magazine que nous avons réalisé au trimestre passé, et bien que ce ne soit pas la première fois que je le voie, je dois dire qu'il m'impressionne toujours autant. Il s'appelle Verve. C'est un magazine pour femmes, mais notre rédacteur en chef était un homme.

J'en ai bavé pour ce magazine, et je ne suis pas la seule, mais enfin, le résultat est là, devant mes yeux, en papier glossy et aux couleurs vibrantes.

Le buffet comprenait, comme d'habitude, une variété de plats internationaux dont nous ne sommes pas arrivés au bout. Personnellement, j'ai craqué sur le guacamole californien et sur la salade de pâtes égyptienne. Quand j'ai voulu goûter au tiramisu d'Eliana, tout était parti... Et mes cookies, je n'en ai pas vu l'ombre d'une miette.

Mais cela s'explique probablement par le fait que les profs en ont rafflé quelques uns en douce.