Wednesday, September 28, 2005

Quand on m'avait dit que cette année serait un challenge... Aujourd'hui, j'ai eu cours de 10 à 21h. Je n'ai pas encore eu le temps de lire mes livres. Mais je m'accroche.


Voici une photo de mon auditoire. Comme le traduit cette image, nos cours sont basés sur la pratique. Ce qui signifie, dès le premier cours, écrire des articles. Mes débuts, je dois l'avouer, sont assez dramatiques, à mon point de vue du moins. Je n'ai aucune idée de la façon dont je dois écrire, mon anglais est loin d'être parfait, le temps dont nous disposons est très limité, et je n'arrive pas à me souvenir de la dernière fois que j'ai consulté un journal. Heureusement, je partage cette impression avec plus de la moitié de l'auditoire, ce qui rend la chose plus supportable. Signe des temps, certains Indiens du cours commencent à micro-onder des pizzas, puisqu'ils n'ont plus le temps de cuisiner.
Pour nous consoler de ces événements, je suis allée voir Friends chez Faith (oui, au lieu de lire mes livres). Ross était sur le point de déclarer sa flamme à Rachel qui avait perdu Marcel le singe, lorsque soudainement, les plombs ont sauté. Ambiance ambiance, nous étions toutes seules dans la maison, noir total, plancher qui craque, etc. Heureusement nous avons réussi à redresser la situation. C'est à dire, réparer manuellement un mini cable dans un mini plomb, à la lueur d'une lampe qui mystérieusement fonctionnait quand même.

Enfin, après une journée comme celle-ci, j'ai voulu prendre une douche... Plus d'eau chaude, de nouveau. Aaaah, monde cruel.

Ceci dit, je vais très bien (et cette phrase vise particulièrement ma petite Maman qui se fait du souci pour moi). Je gère, je gère.

Tuesday, September 27, 2005

Première journée de cours...
Plusieurs commentaires à ce sujet.
  1. J'ai sous-estimé les backgrounds de mes classmates. Je suis une des seules à être fraîchement sortie de l'université. Tous ont déjà travaillé, et presque tous dans les médias. Genre, BBC Pékin, pendant 5 ans. Ou présentateur d'un TV show sur la chaine nationale indienne. Ou encore, collègue et ami du prof. Enfin, ce genre de background.
  2. Les professeurs présentent leur cours comme sur un plateau télé. Ils essaient de le rendre attractif, fun, drôle, simple. Mais on devine que ce sera pas simple du tout.
  3. Le mélange des différentes cultures promet d'être très enrichissant. C'est incroyable comme je prends conscience de ma "belgitude" (pour appeler ça comme ça) et de la relativité de la culture européenne/occidentale par rapport au reste du monde.

Enfin, après une journée épuisante et quelque peu perturbante, je suis allée manger indien avec Bhakti (Inde) et Faith (USA). Que vous pouvez voir poser sur cette photo:

Pas besoin de vous expliquer qui est qui, je suppose. Oui, nous avons les mêmes boucles d'oreilles. Dans différentes couleurs.

Ensuite, une de mes flatmates a préparé un brownie. Mais, en bonne américaine, elle a confondu les degrés celsius et les degrés farenheit, ce qui a donné un brownie à la croute bien croquante et à l'intérieur presque fondu, mais ça n'en était que plus bon. J'ai terminé la soirée avec une petite spécialité grecque:

Ca s'apparente à une praline ultra-calorique. Sur cette photo, Dimitri et sa copine Andréia, de Thessalonique.

Et la cuisine belge, dans tout cela? Rassurez-vous, je n'ai pas manqué de la faire découvrir, à travers le chocolat bien sûr, mais aussi à travers une délicieuse ratatouille-patates. Ce sont les patates qui ont eu les plus de succès, parce qu'elles sont "soooo european". La ratatouille, il parait que ça ressemble à de la cuisine indienne sans épices, ou à de la cuisine chinoise sans sauce soja.

De gauche à droite: Texas (tout le monde sait où c'est, pas besoin de spécifier USA), Indonésie, Belgique, Inde, Angleterre (oui oui), Inde encore, et Chine.

Sunday, September 25, 2005

Laissez-moi vous parler de mon cours...
J'étudie un Master en journalisme dédié aux étudiants internationaux. Je dirais que nous sommes approximativement une cinquantaine à le suivre, dont une vingtaine ayant choisi mon option, à savoir Print journalism.
La particularité de ce cours est d'être donné aux étudiants internationaux uniquement. Cette année, nous semblons être en minorité européenne (environ 4 européens, Islande comprise). Par contre il y a énormément d'étudiants asiatiques et indiens. Cela promet d'être très enrichissant.
Quelques commentaires sur mon cours:
  1. Les ordinateurs. Ce sont des Macs. Un prof a passé quelques heures à tenter de nous en expliquer le fonctionnement, personne n'a rien compris. D'autant plus que les claviers sont des claviers QWERTY.
  2. Le passé des autres étudiants. Beaucoup d'entre eux ont déjà pas mal d'expérience dans le monde du journalisme. D'autres ont des capacités intellectuelles qui dépassent la moyenne, jusqu'à me donner l'impression de me trouver en face de purs génies. Tous s'intéressent beaucoup à tout ce qui est médias, politique, économie ou culture. Et ils maîtrisent tous l'anglais comme leur langue maternelle.
  3. La sécurité. Malgré le niveau de sécurité très élevé (gardes, carte d'étudiant obligatoire pour accéder aux bâtiments, portes blindées, détecteurs incendies hypersensibles, etc), les professeurs nous recommandent fermement de ne pas nous promener seuls dans les buildings. On pourrait se faire assassiner, par exemple.
  4. Les reading list. On va bien s'amuser cette année, car nous aurons environ cinq à six livres à lire par semaine. J'ai déjà essayé d'en lire un. J'ai rien compris.

Mais je suppose qu'avec beaucoup de boulot, j'y arriverai.

Sinon, hier, premier week end à Londres, je suis allée visiter (un peu) et faire du shopping (beaucoup) avec Lu Lu et Shirley, originaires de Chine, près de Hong Kong. Voilà ce que ça donne:

On est allées à Harrods. J'ai l'impression de faire très chinoise sur cette photo...

Après, Shirley a cuisiné pour moi, de la soupe aux algues (oui oui), du riz, du chou chinois, des ailes de poulet, des saucisses et des champignons. Tout un programme. Je sens que je vais devoir me lancer dans des plats un peu plus élaborés que les spaghettis bolo si je veux rendre son invitation...

Friday, September 23, 2005

A présent que je vous ai présenté mon kot, je vous présente mes cokotteurs...
L'endroit où je subis vraiment le choc des cultures, c'est la cuisine. D'un côté mes cokotteurs américains et européens (et moi-même) sommes des adeptes de la cuisine rapide et des plats micro-ondes. A l'opposé, mes cokotteurs des autres continents pourraient ouvrir un restaurant s'ils le voulaient.
La cuisine indienne, par exemple, est bien plus épicée. Carrément volcanique, je dirais.


Voici le plat que Bhakti et Swati nous ont concocté. Impressionnant non? Et encore, ce n'est rien comparé à la cuisine chinoise.

Car les chinois aiment cuisiner. Pendant des heures. Tous les jours. Ils n'arrêtent jamais. Ils hachent menu, touillent, fristouillent, saucent, assaisonnent à longueur de journée. C'est effroyable. Ils ont plein de produits chinois qu'ils ont amené de chez eux ou qu'ils ont acheté à Chinatown. Ceci, par exemple, est une machine à cuire le riz. En plus de ce précieux féculent, leurs repas se composent de trois ou quatre petits plats supplémentaires, de quoi rendre folle la micro-onde addict que je suis.

Voilà le plan de travail d'un plat qui allait s'avérer être des boulettes de viande mixées avec des légumes et fries dans de la sauce soja (pour dire simple). La charmante cuisinière que vous pouvez admirer sur cette photo s'appelle Joy (nom anglais, son nom chinois est Lee qqch). Néanmoins, elle n'a pas manqué de faire honneur à mon chocolat belge

Ceci dit, il n'y a pas que la bonne cuisine dans la vie (bien que, pour certains, cela puisse favoriser le rapprochement... je suis contente d'être loin, comme ça ceux qui se sentent visés ne pourront pas me frapper). Nous participons de temps à autre aux fêtes estudiantines qui se donnent dans la discothèque de l'université (oui, l'université possède sa propre discothèque, carte d'étudiant obligatoire. Ca frime), ou encore dans ses bars ou son cinéma (le cinéma, c'est un auditoire converti). J'en parlerai peut-être une autre fois.

Thursday, September 22, 2005

Je sais que je ne fais pas dans l'originalité, mais c'est vrai qu'un blog est toujours plus pratique qu'un email groupé...
Voilà, arrivée à Westminster (Harrow campus) en ce dimanche 18 septembre par une petite bruine matinale. Les bâtiments sont très modernes, et ma foi fort bien conçus, ce qui n'est pas étonnant étant donné que l'université abrite également une école d'architecture.



Ceci, par exemple, est le département de journalisme. Et je dois dire que l'équipement est impressionnant! Tous les auditoires ont un home cinéma en guise de tableau, ce qui force les profs à sacrifier du temps aux présentations powerpoints (au détriment peut-être de quelques heures de shopping qui leur auraient été profitables, étant donné leur look).
Les Halls of residence aussi sont incroyablement modernes.

Aaaah, si l'UCL pouvait voir cela! Pour plus d'information, voir http://www.wmin.ac.uk/harrow/QTVR/

Bref, tout cela pour dire que je suis arrivée sur le campus dans ces bâtiments fraichement construits en ce dimanche 18 septembre. Tout était beau, tout sentait le neuf, tout scintillait de propreté. Puis, je suis entrée dans ma chambre...


Elle est énorme! Je peux loger facilement 4 personnes... Et j'ai ma propre salle de bain.

Je suis logée dans les New Blocks, construits cette année et spécialement conçus pour les postgraduate students. Nous sommes seize à partager deux cuisines: 6 chinois, 3 indiens, 3 américains, 1 grec, 1 Belge (héhé), 1 nationalité non-identifiable... et 1 anglaise. Sans compter les co-koteurs officieux, que j'ai renoncé à compter. Je vous parlerai de tout ça plus tard :-)

Bien entendu, il n'est pas toujours évident pour les étrangers que nous sommes de maîtriser les règles de sécurité londonienne... C'est pourquoi ma cokoteuse et moi, apercevant une porte de sortie à l'extrémité du couloir et y voyant un accès pratique vers l'extérieur, n'avons pas pensé qu'il pouvait s'agir là de la sortie de secours. Et encore moins qu'en l'empruntant, l'alarme incendie allait se déclencher... Et provoquer l'évacuation du building par la même occasion. Peut-être cela a-t-il eu une incidence sur la brutale coupure d'eau chaude et de chauffage le lendemain, le jour justement où nous faisions nos photos d'identité. Ce sont là de bien petits inconvénients lorsque l'on use un bâtiment ultra-moderne, à la limite révolutionnaire, pour la première fois... Malgré l'inexplicable absence de connection internet jusqu'à ce jour. Mais à présent tout va bien, il y a eu d'autres évacuations du building et l'eau chaude est revenue.

Tout cela pour vous donner le cadre général du campus dans lequel je vais vivre pendant un an. Demain, je vous parlerai de ma vie au sein des communautés asiatiques et indiennes (= cuisine numéro 1 et cuisine numéro 2).